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	<title>SIBY LASSANA &#8211; SIBY INFORMATIQUE</title>
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	<description>Astuce - Cours - Actualité</description>
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		<title>éducation dans une si longue lettre</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2020/03/11/exposee-sujet-ducation-dans-une-si/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SIBY LASSANA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2020 13:57:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
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					<description><![CDATA[EXPOSEE sujet: ducation dans une si longue lettre de MARIAMA BA Education dans une si longue lettre IntroductionDans une si longue lettre le thème de l’éducation occupe une place de choix et cela on ne s’aurait l’amputer au métier de l’auteur qui est à la fois enseignante et écrivaine. En effet l’acception globale de l’éducation&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on">
<h3 class="post-title entry-title" itemprop="name" style="caret-color: rgb(51, 51, 51); color: #333333; font-family: Georgia, Utopia, &quot;Palatino Linotype&quot;, Palatino, serif; font-size: 24.479999542236328px; font-stretch: normal; font-weight: normal; line-height: normal; margin: 0px; position: relative;">
EXPOSEE sujet: ducation dans une si longue lettre de MARIAMA BA</h3>
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<div class="post-header-line-1">
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</div>
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<div dir="ltr" trbidi="on">
<div align="justify">
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
<b><span class="Style59">Education dans une si longue lettre</span><span class="Style59"></span></b></h3>
<table align="right" border="0" cellspacing="0"></table>
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
</h3>
<table align="right" border="0" cellspacing="0">
<tbody>
<tr></tr>
</tbody>
</table>
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
</h3>
<table align="right" border="0" cellspacing="0">
<tbody>
<tr>
<td width="5">
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
<b><br /></b></h3>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
</h3>
<table align="right" border="0" cellspacing="0">
<tbody>
<tr>
<td>
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
<b><br /></b></h3>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
</h3>
<table align="right" border="0" cellspacing="0">
<tbody>
<tr></tr>
</tbody>
</table>
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
</h3>
<table align="right" border="0" cellspacing="0">
<tbody>
<tr></tr>
</tbody>
</table>
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
</h3>
<table align="right" border="0" cellspacing="0">
<tbody>
<tr>
<td height="5">
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
<b><br /></b></h3>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
</h3>
<table align="right" border="0" cellspacing="0">
<tbody>
<tr>
<td background="http://une-si-longue-lettre.blogspot.com/2013/04/images/fond_foto.gif" bgcolor="#FFFFFF" height="5">
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
<b><br /></b></h3>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
</h3>
<table align="right" border="0" cellspacing="0">
<tbody>
<tr></tr>
</tbody>
</table>
<h3 style="margin: 0px; position: relative;">
</h3>
<table align="right" border="0" cellspacing="0">
<tbody></tbody>
</table>
<p><b></b><br /><span class="Style74"><strong>Introduction</strong><br />Dans une si longue lettre le thème de l’éducation occupe une place de choix et cela on ne s’aurait l’amputer au métier de l’auteur qui est à la fois enseignante et écrivaine. En effet l’acception globale de l’éducation montre quelle peut être conçue comme l’enseignement des règles de conduites, sociales et formation des facultés physiques, morales et intellectuelles qui président la formation de la personnalité de l’homme. Ainsi dans notre analyse, nous nous évertuerons de montrer a travers une si longue lettre que l’ecole, la famille et la société sont des lieux privilégiés de transmission des connaissances. Nonobstant les tares de cette société l’artiste doit porter son regard critique et constructif sur la transmission des valeurs sociétales sans les quelles l’humanité serait en décadence.<br /><strong>I –La société temple d’éducation&nbsp;</strong><br />L’Education est un thème récurent dans l’œuvre de Mariama Ba et cela ne peut être cadré qu’au limite de l’école d’où la nécessite de l’élargir au sein de la societe par le biais de la famille. La société est la première des écoles ou l’homme naquit grandit et devient un responsable, un leader capable de cerner des problèmes et les solutionnes. L’Education de la societé est cette action de développement des facultés physiques, intellectuelles et morales a travers le savoir&nbsp;; savoir faire et savoir être en vue de l’adaptations ou de la transformation du milieu naturel et social. Cette éducation ne peut se faire que dans un cadre social adéquat et apaisé et cela Ramatoulaye l’a très bien compris en essayant de comprendre les cupidités de son mari et en s’attachant en son foyer pour garder l’harmonie de sa famille. D’ailleurs dans la société africaine, l’homme est façonné par ses pairs dans le bois sacré, lieu de formation et d’initiation aux valeurs cardinales de la société car c’est vraiment au cœur de la collectivité que jaillit cette tendance éducative&nbsp;; chaque africain se fait éduquer par d’autres africains et il en éduque d’autres a son tour. Aujourd’hui Moderne, elle fut jadis transmise par générations et par rite et rituels par des sages comme le montre Seydou Badian dans Sous l’Orage. Cette sagesse plusieurs fois séculaire est le socle de la societe africaine et en croire Amadou Hampathe Ba, elle devrait être sauvegardée lorsqu’il affirme ‘’En Afrique traditionnelle un vieillard qui meurt c’est une bibliothèque qui brule’’.<br /><strong>II-L’Ecole Lieu de socialisation</strong><br />L’école est un lieu de transmission des connaissances mais à travers des méthodes et des acteurs qui sont façonnés par cette même école l’éducateur selon nos propres dire est un travailleur qui cherche à transmettre des connaissances, des compétences et a véhiculer des valeurs, à être un modele, à contribuer à l’édification de sa nation ou simplement à trouver un emploi, par contre son domaine&nbsp;; l’éducation semble plus difficile à cerner. Dans une Si longue lettre Ramatoulaye, Aissatou ont fait l’école d’où leur ouverture d’esprit mais aussi l’ascension sociale qui leur évite d’être traitées comme des femmes objets. L’éducation est d’abord dans le cercle de la famille sur l’utilisation de la télévision ou de la crise d’adolescence des jeunes. L’école doit être la vitrine de la societé, elle doit contribuer à la formation d’un type responsable et citoyen.<br /><strong>III- L’EDUCATION DANS UNE SI LONGUE</strong><br />Ramatoulaye l’héroïne est une enseignante à l’image de la narratrice, mais aussi écrivaine pour dire qu’elle maitrise bien ce thème qu’elle aborde d’amont en avale dans son ouvrage. Elle n’occulte rien l’école Sénégalaise et apporte sa contribution a l’édification d’une école minée par des problèmes et qui demeurent actuels. Sur le plan conjugal mère de douze enfants, Ramatoulaye et par elle la femme est l’âme du foyer même si elle demeure et reste professionnelle, elle doit donc être courageuse, bien entretenir sa famille à faire de sa maison un havre de paix. Elle peut donner sans compter sa mission ne se limite pas à cette seule fonction. Dans ce livre la petite Nabou, Aissatou mais aussi les hommes que sont Modou et Mawdo sont le produit de l’école et de l’éducation moderne bien que n’ayant pas les mêmes comportements. La petite Nabou est présentée comme compétente dans son métier de sage –femme. La bonne éducation de sa fille Daba dotée d’une forte personnalite, elle contribue à rétablir la justice, pour remplacer sa mère convoque au lycée. Mariama compare l’enseignant au medecin, ce dernier s’occupant du corps, le maitre se charge de l’âme, ainsi ce métier devient un sacerdoce à en croire Mariam en ces mots ‘’Debout dans nos classes surchargees, nous étions une poussée du gigantesque effort à accomplir pour la régression de l’ignorance’’ Cette hymne a la mission de l’enseignant montre une fois de plus que l’éducation nous extirpe de l’obscurantisme pour nous conduire vers la lumiere. Elle renchérie en disant aux pages 47 et 48 que ‘chaque métier intellectuel ou manuel mérite considération, étendues qu’il requiert un pénible effort physique ou de la dextérité des connaissances ou une patience de fourmille. Elles sont les pionniers de la nouvelle école moderne mais aussi de la nouvelle gestion des familles mais leurs situations dans ce livre reste précaire, cependant le livre demeure un creuset de pensées sur tous les maux qui touchent notre société Africaine en générale et Sénégalaise en particulier.<br /><strong>Conclusion</strong><br />En définitive le thème de l’éducation est devenu une nécessité et une si longue lettre l’élargie tout en posant les vrais problèmes de mœurs dans notre société Mariama BA femme au foyer et malmenée par son mari a de sérieux problèmes pour assurer l’éducation de ses enfants, c’est comme le montre le trio Arame, Yacine et Dieynaba. Cette longue lettre a son amie est une sorte de prétexte pour peindre sa vision de la société, et tout le militantisme qu’elle porte en –elle-même.</span></div>
</div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>EXPOSE SUR (STRUCTURE ET THEMATIQUE) D’UNE VIE DE BOY DE FERDINAND OYONO</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2020/02/06/expose-sur-structure-et-thematique-dune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SIBY LASSANA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 20:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; &#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; &#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; PLAN INTRODUCTION I-BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR II- STRUCTURE DE L’ŒUVRE III- ETUDE THEMATIQUE CONCLUSION INTRODUCTION En 1956 apparaît l’œuvre intitulé « Une vie de Boy ».Dans une période marquante de l’histoire africaine, cette œuvre nous renseigne sur le vécu quotidien des blancs et des noirs au Cameroun (à Dangan) pendant la colonisation. Ainsi&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on">
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p>
<p>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; PLAN</p>
<p>INTRODUCTION<br />
I-BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR<br />
II- STRUCTURE DE L’ŒUVRE<br />
III- ETUDE THEMATIQUE<br />
CONCLUSION</p>
<p>
INTRODUCTION<br />
En<br />
 1956 apparaît l’œuvre intitulé « Une vie de Boy ».Dans une période<br />
marquante de l’histoire africaine, cette œuvre nous renseigne sur le<br />
vécu quotidien des blancs et des noirs au Cameroun (à Dangan) pendant la<br />
 colonisation.<br />
Ainsi l’étude de cette œuvre nous permettra d’en découvrir les faits relatés.</p>
<p>
I-Biographie de l’auteur<br />
Ferdinand OYONO est un romancier camerounais né en 1929 à N’goulémakong.<br />
Il<br />
 suit des études de droit et de sciences politiques à Paris tout en<br />
écrivant ses premiers romans : « Une Vie de Boy » et « Le Vieux Nègre et<br />
 la Médaille ». Après la publication de « chemin d’Europe » en 1960,<br />
Ferdinand Oyono obtint d’importantes fonctions diplomatiques. Il est<br />
nommé Ambassadeur de Cameroun à Paris de 1964 à 1975. À partir de 1987<br />
il participe à de nombreux gouvernements de son pays et assure la charge<br />
 de différents ministères comme les Affaires étrangères ou la Culture.<br />
Il décède le 10 juin 2010 à Yaoundé au Cameroun.</p>
<p>II-Structure de l’œuvre <br />
Cette œuvre est un roman écrit&nbsp; sous forme de journal. Elle compte 185 pages et divisée en 2 parties appelées cahiers :<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Premier Cahier de Toundi :<br />
C’est la première partie de l’œuvre. Elle va de la page 15 à la page 106.<br />
Elle évolue ainsi :<br />
&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Présentation de Toundi<br />
&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Refuge chez le père Gilbert et mort de celui-ci<br />
&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sa vie à la mission catholique de Dangan<br />
&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sa nouvelle vie de Boy du Commandant<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Deuxième Cahier de Toundi :<br />
C’est<br />
 la deuxième partie de l’œuvre.&nbsp; Elle est étroitement liée de l’œuvre à<br />
la première et constitue la suite logique de l’œuvre.&nbsp; Elle va de la<br />
page 107 à la fin c&#8217;est-à-dire page 185.<br />
Elle évolue ainsi :<br />
&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Suite de l’adultère d’entre la femme du Commandant et M. Moreau<br />
&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Prise de conscience de Toundi<br />
&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Arrestation de Toundi<br />
Elle comporte aussi une phase préparatoire qui serait sensiblement la fin de l’œuvre. <br />
Cependant<br />
 nous notons aussi une richesse de proverbes et de citations dans la<br />
rédaction de l’œuvre. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer :<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; «&nbsp; On n’enterre pas le bouc jusqu’aux cornes, on l’enterre tout entier »<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; « Un roi a toujours la plus belle femme du royaume »<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; « La sagesse recommande à chacun de garder sa place »<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; « La rivière ne remonte pas à sa source »<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; « La vérité existe au-delà des montagnes, pour la connaître il faut voyager »<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; « L’œil va plus loin et plus vite que la bouche, rien ne l’arrête dans son voyage »<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; « Le pot de terre ne se frotte pas contre les gourdins »<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; « Il n’y a rien de pire que les pensées »<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; « Pour atteindre le fruit de l’arbre, on n’attend pas qu’il tombe »<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; « La femme est un épi de maïs à la portée de toute bouche, pourvu qu’elle ne soit pas édentée »<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; « Hors de son trou, la souris ne défie pas le chat »<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; « L’oiseau revient au sol après s’être fatigué dans les airs »<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; « Il faut savoir se sauver lorsque l’eau n’arrive encore qu’aux genoux »</p>
<p>
III-Etude Thématique<br />
Dans cette œuvre, plusieurs thèmes sont développés. Parmi les thèmes les plus récurrents, nous pouvons citer :<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />
 Le Racisme : Dans cette œuvre les noirs étaient souvent victimes de<br />
discrimination raciale. Leur cohabitation avec les blancs était<br />
difficile. Cela se manifestait dans les églises, dans les places<br />
publiques et même dans le cercle européen où ceux-ci se moquaient des<br />
noirs en jugeant être supérieurs à eux. Ainsi des expressions comme « Il<br />
 n’y a pas de moralité dans ce pays » ou encore « Le nègre n’est qu’un<br />
enfant ou un couillon » se faisaient entendre<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />
L’injustice : Les indigènes vivaient dans une parfaite injustice. Ils<br />
sont emprisonnés avec ou sans preuve de culpabilité, torturés puis<br />
maltraités avant d’être transférés à l’hôpital où ils vont mourir sitôt.<br />
 Ensuite ils vont être enterrés tous nus au «&nbsp; Cimetières des<br />
prisonniers ». C’est pourquoi Mr Moreau, le régisseur de prison<br />
représentait la terreur des noirs.<br />
•&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L’infidélité :<br />
C’était l’attitude majeure des blancs. Cela s’est montré à plusieurs<br />
reprises au Cercle Européen notamment avec Mme Salvain qui s’approchait<br />
beaucoup du Commandant ou encore M. Janopoulos qui voulut accompagner la<br />
 femme du Commandant au marché. Cependant l’exemple clé qui va illustrer<br />
 le thème est celui de M. Moreau avec Mme Décazy. Ces derniers<br />
trompèrent leurs conjoints (Mme Moreau et le Commandant).</p>
<p>
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; CONCLUSION<br />
En<br />
 guise de conclusion, nous notons qu’à travers ce roman, nous apercevons<br />
 clairement le visage de l’Afrique à l’époque coloniale. L’Auteur a, de<br />
manière irrécusable, montré la domination des européens sur les noirs.<br />
Cette<br />
 œuvre qui est aujourd’hui plus que jamais importante sur l’étude du<br />
passé africain devra jouer un rôle de dénonciateur et fait appel, non<br />
pas seulement à la révolte mais aussi à la prise de mesures préventives<br />
contre les occidentaux pour les générations actuelles et futures</p>
<p></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une vie de Boy de Ferdinand Oyono</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2020/02/06/une-vie-de-boy-de-ferdinand-oyono/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SIBY LASSANA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 20:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
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					<description><![CDATA[&#60;script async src=&#8221;https://pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-5708312321520537&#8243;crossorigin=&#8221;anonymous&#8221;&#62;&#60;/script&#62; INTRODUCTION L’œuvre romanesque de Ferdinand Léopold Oyono « Une vie de boy » est une œuvre négro-africaine parue en 1956.Cette œuvre nous relate la vie d’un jeune nègre du nom de Toundi Ondoua pendant la colonisation.Ce roman dénonce l’injustice des blancs à l’égard des noirs. PRESENTATION DE L’ŒUVRE PRESENTATION DE L’AUTEUR BIOGRAPHIE&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on">
<div dir="ltr" trbidi="on">
<div dir="ltr" trbidi="on">&lt;script async src=&#8221;https://pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js?client=ca-pub-5708312321520537&#8243;crossorigin=&#8221;anonymous&#8221;&gt;&lt;/script&gt;</div>
</div>
<p></div>
<div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on">
INTRODUCTION</p>
<p>L’œuvre romanesque de Ferdinand Léopold Oyono « Une vie de boy » est une œuvre<br />
négro-africaine parue en 1956.Cette œuvre nous relate la vie d’un jeune<br />
nègre du nom de Toundi Ondoua pendant la colonisation.Ce roman dénonce<br />
l’injustice des blancs à l’égard des noirs.</p>
<p>PRESENTATION DE L’ŒUVRE</p>
<p>PRESENTATION DE L’AUTEUR</p>
<p>BIOGRAPHIE</p>
<p>Né<br />
 en 1929 à Ebolowa dans la province du Sud au Cameroun, Ferdinand Oyono<br />
poursuit au lycée de Provins en France des études commencées au lycée de<br />
 Yaoundé.Il réussit des études supérieurs de droit à la SORBONE avant<br />
d’entrer à l’école National d’Administration (ENA) de Paris en section<br />
diplomatique.<br />
Il débute en 1959 une brillante carrière de haut<br />
fonctionnaire avant de devenir ambassadeur du Cameroun dans divers pays<br />
(à New York, en Algérie, en Libye, en Grande-Bretagne et en<br />
Scandinavie).A partir de 1987 il participe à de nombreux gouvernements<br />
de son pays et assure la charge de différents ministères comme les<br />
Affaires Etrangères et la culture.</p>
<p>BIBLIOGRAPHIE</p>
<p>A<br />
 la fin des années 50, Ferdinand Oyono publie en langue française 3<br />
romans qui ont trait à la vie quotidienne en Afrique à l’époque<br />
coloniale.<br />
Ces trois romans sont :<br />
&#8211; Une vie de boy publié en 1956<br />
&#8211; Le vieux nègre et la médaille publiée en 1956<br />
&#8211; Chemin d’Europe publié en 1960</p>
<p>Ferdinand Oyono n’a pas exploré d’autres sujets en cessant d’écrire depuis 1960.</p>
<p>PRESENTATION DE L’ŒUVRE</p>
<p>Le<br />
 roman est composé de 185 pages et est divisé en deux parties dont la<br />
première qui s’intitule « 1er cahier de Toundi » va de la page 15 à la<br />
page 106 et la 2ème intitulée « 2ème cahier de Toundi » va de la page<br />
107 à 185.</p>
<p>L’INTRIGUE</p>
<p>RESUME DE L’ŒUVRE</p>
<p>Une<br />
 vie de boy de Ferdinand Oyono est une œuvre qui nous relate l’histoire<br />
d’un jeune nègre du nom de Toundi qui s’enfui vers Fia ou se trouvait le<br />
 père blanc suite à une bastonnade de son père.Celui-ci le conduisit à<br />
l’église St Pierre de Dangan où il devint le servant de messe et son<br />
boy.Il le baptisa sous le nom de Joseph et l’apprit à lire et a<br />
écrire.Après la mort du père blanc, il devint le boy du commandant.Là il<br />
 commence encore une nouvelle vie mais sera plus tard confronté à de<br />
multiples problèmes qui le conduiront à la mort suite à un vol commis<br />
par sa camarade Sophie, la maîtresse de l’ingénieur agricole.</p>
<p>EVOLUTION DE L’INTRIGUE</p>
<p>Bastonnade infligée par son père.<br />
refuge chez le père Gilbert.<br />
Mort du père Gilbert.<br />
père Vandermayer.<br />
Nouveau maître : le commandant.<br />
arrivée de Suzy<br />
accusation de Toundi<br />
arrestation de Toundi<br />
maltraitance<br />
mort de Toundi.</p>
<p>
ETUDE THEMATIQUE</p>
<p>THEME PRINCIPAL</p>
<p>La<br />
 ségrégation raciale : nous constatons dans notre roman que les blancs<br />
se considéraient supérieurs aux noirs.Cela se voyaient par la séparation<br />
 des habitats (quartier blancs et quartier noirs) et aussi dans le<br />
domaine spirituel. (Illustration page 53-54)</p>
<p>THEMES SECONDAIRES</p>
<p>La<br />
 violence : Elle se manifestait surtout dans les prisons.Les noirs<br />
étaient maltraités par les blancs sur leur propre terre.Il n’avaient<br />
aucun traitement de faveur alors qu’ils prônent l’amour du prochain.Le<br />
régisseur de prison faisait battre les noirs soupçonnés d’avoir commis<br />
un crime qui, souvent, sont faux.</p>
<p>L’infidélité : Dans<br />
le roman, l’infidélité régnait au sein des blancs.Nous pouvons prendre<br />
comme exemple la femme du commandant qui le trompait avec Mr Moreau le<br />
régisseur de prison.(Illustration page 101-102).</p>
<p>Religion et croyance : Ils étaient de religion chrétienne et croyaient en Dieu.Ils assistaient à la messe tous les dimanches.</p>
<p>La<br />
 solidarité : Les noirs étaient solidaires entre eux.Cela s’est<br />
remarqué, lors de l’arrestation de Toundi avec les multiples visites<br />
qu’il a eut. (Illustration page 174-176)</p>
<p>ETUDE DES PERSONNAGES</p>
<p>PERSONNAGE PRINCIPAL</p>
<p>Toundi<br />
 Ondoua : C’est le personnage principal dans ce roman.Il était<br />
Camerounais d’origine et il appartenait à la race des mangeurs<br />
d’hommes.Il était petit quand il s’est enfuit de chez son père suite à<br />
une bastonnade de celui-ci à la veille de son initiation.Il se réfugia<br />
chez un père blanc qui le baptisa sous le nom de Joseph et l’apprit à<br />
lire et à écrire à la paroisse St pierre de Dangan.Il fut boy du<br />
commandant après la mort du père Gilbert.Il était courageux, travailleur<br />
 et aimé par tout le monde.Sa vie se termina par une fuite vers la<br />
guinée Espagnol.</p>
<p>PERSONNAGES SECONDAIRES</p>
<p>Père<br />
 Gilbert : Homme blanc, aux cheveux semblables à la barbe de maïs, il<br />
s’habillait généralement d’une robe de femme.Prêtre, c’est lui qui<br />
apprit à Toundi a lire et à écrire et il était considéré comme le<br />
deuxième père de Toundi.Il était aimé par tous les indigènes de la<br />
paroisse.Il est mort suite à un accident par une branche d’un fromager<br />
géant sur la route de Dangan.</p>
<p>Père Vandermayer : Il est<br />
 l’adjoint du père Gilbert.C’est lui qui le remplaça après sa mort.Il<br />
célèbre la messe aux grandes fêtes, et à la plus belle voix de la<br />
mission.Il est drôle et aime son métier.Il est aussi censeur des boys et<br />
 des fidèles de la paroisse, mais les indigènes ne l’aimaient pas.C’est<br />
lui qui a présenté Toundi au commandant.</p>
<p>Le commandant :<br />
 Homme musclé et trapus.Il a une mauvaise tête mais à un bon cœur.Il<br />
aimait ses boys et était respecté par tous.Il aimait également son<br />
métier.Il donnait souvent des conseils à Toundi et fut le deuxième et le<br />
 dernier maître de Toundi.</p>
<p>Gosier d’oiseau : Il est le<br />
commissaire de police et semait la terreur à Dangan.Les nègres ne<br />
l’aimaient pas c’est pour cela qu’ils l’ont surnommé Gosier d’oiseau à<br />
cause de son cou interminable et souple comme un pique-bœuf.</p>
<p>Suzy<br />
 : C’est la femme du commandant.C’est une belle femme blanche aux<br />
cheveux de couleur d’ébène, elle à des yeux d’antilope à la peau rose et<br />
 blanche comme l’ivoire et de petites mains moites. (Son sourire est<br />
rafraîchissant comme une source, son regard est tiers comme un rayon de<br />
soleil couchant).Elle trompait son maris avec Mr Moreau.</p>
<p>Sophie<br />
 : jeune, belle qui aimait l’argent.Elle était la maîtresse de<br />
l’ingénieur agricole et en même temps la boy cuisinière.C’est elle qui<br />
causa l’arrestation de Toundi en volant l’argent chez son amant.</p>
<p>L’ingénieur agricole : c’est l’amant de Sophie.C’est lui qui accusa Toundi d’avoir été le complice de Sophie.</p>
<p>Mr<br />
 Moreau : C’est le régisseur de prison et l’amant de Suzy, la femme du<br />
commandant.C’est lui qui faisait maltraiter tous les noirs qu’on<br />
accusait avec ou sans preuve.</p>
<p>AUTRES PERSONNAGES</p>
<p>Baklu, Kalisia, Obebé, Mundin, La sœur de Toundi, le beau frère de Toundi, le cuisinier et le garde.<br />
BILAN D’ENSEMBLE</p>
<p>Ce qui nous a marqués : La mort du père Gilbert, l’arrestation et la mort de Toundi nous marquèrent beaucoup.</p>
<p>Leçon à retenir : la leçon qu’on peut tirer de ce roman est que la gourmandise conduit lion même jusqu’à la mort.</p>
<p>Proverbes et phrases : l’auteur a recours à plusieurs proverbes et phrases pour se faire comprendre :<br />
&#8211; Le lion aurait-il attendu le départ du berger pour venir dévorer la brebis ? (page 95)<br />
&#8211; La femme est un épi de maïs à la portée de toute bouche pourvue qu’elle ne soit pas édentée (page 108).<br />
&#8211; Le chien du roi est le roi du chien (page 32)<br />
&#8211; La vérité existe au-delà des montagnes, pour la connaître il faut voyager.<br />
&#8211; L’eau ne remonte pas à sa source (page 88)</p>
<p>
CONCLUSION</p>
<p>L’œuvre<br />
 de Ferdinand Oyono nous a permis d’avoir une notion sur les conditions<br />
faites aux noirs pendant la colonisation.Ceux-ci étaient exploités et<br />
maltraités et d’autres mouraient injustement, comme le cas de<br />
Toundi.Mais les blancs avaient-il besoin d’autant de violence pour<br />
pouvoir s’incruster chez les noirs ? </p>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Amour dans la collegienne de marouba fall</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2020/02/06/introduction-lamour-que-mar-etouly-se/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SIBY LASSANA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 20:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
		<guid isPermaLink="false"></guid>

					<description><![CDATA[Introduction L&#8217;amour que Mar et Ouly se vouent n&#8217;est pas une banale passion. La banalité ne peut accompagner les amitiés particulières d&#8217;un professeur et de son élève. Vient s&#8217;ajouter l&#8217;ambiguïté des attitudes de l&#8217;entourage. Du chassé-croisé qu&#8217;engendre l&#8217;impossibilité d&#8217;un aboutissement favorable de cette éclosion d&#8217;élans bridés, naît toute une histoire sont Marouba Fall tire les&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on">
</p>
<div style="margin-left: 36pt;">
</div>
<p></p>
<div style="margin-left: 36pt;">
<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;verdana&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;;">Introduction </span></b></div>
<p>
<span style="font-family: &quot;verdana&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;;">L&#8217;amour que Mar et<br />
Ouly se vouent n&#8217;est pas une banale passion. La banalité ne peut accompagner<br />
les amitiés particulières d&#8217;un professeur et de son élève. Vient s&#8217;ajouter<br />
l&#8217;ambiguïté des attitudes de l&#8217;entourage. Du chassé-croisé qu&#8217;engendre<br />
l&#8217;impossibilité d&#8217;un aboutissement favorable de cette éclosion d&#8217;élans bridés,<br />
naît toute une histoire sont Marouba Fall tire les ficelles</span></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;verdana&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 12pt;">I)</span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;verdana&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 12pt;">&nbsp;<i><u><span style="mso-bidi-font-weight: bold;">AMOUR<br />
IMPOSSIBLE</span></u></i>&nbsp; </span></b></div>
<p>
<span style="font-family: &quot;verdana&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; mso-bidi-font-style: italic; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;;">La Collégienne</span><span style="font-family: &quot;verdana&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;;"> de Marouba Fall évoque, dès le début, un amour impossible<br />
d’une élève pour son professeur. En effet, le personnage principal Ouly, est<br />
une je<a href="https://www.blogger.com/null" name="_GoBack"></a>une fille qui est éperdument amoureuse de son<br />
professeur Mar. Ouly est une adolescente très attirante qui laisse trace<br />
partout où elle passe donc elle peut avoir tous les hommes qu’elle désire sauf<br />
celui qu’elle aime vraiment, son professeur. L’amour entre les deux<br />
protagonistes est impossible d’abord parce que Mar est le professeur d’Ouly et<br />
ensuite parce qu’Ouly appartient à une autre caste. Malgré la passion que Mar<br />
nourrit pour elle, il ne semble pas répondre à l’amour de celle-ci car jusqu’à<br />
la fin du roman on ne le voit pas se décider pour épouser Ouly, il cherche<br />
toujours un prétexte pour l’éconduire. Etant professeur, Mar n’a pas le droit<br />
d’entretenir des relations intimes avec ses élèves en dehors du cercle<br />
scolaire. Il ne peut pas laisser ses sentiments pour Ouly se développer car il<br />
risquerait de perdre son emploi. Ses collègues même, soupçonnant sa relation<br />
avec Ouly, lui conseillent de l’oublier car il pourrait y avoir de graves<br />
conséquences&nbsp; et les retombées pourraient nuire à sa carrière<br />
professionnelle comme le lui a indiqué Madame Dramé&nbsp;: «&nbsp;Prenez garde<br />
car votre inconduite est notoire…prenez soin d’en tenir compte&nbsp; dès à<br />
présent sinon prévoyez le pire pour vous&nbsp;». De plus, les conflits<br />
familiaux empêchent aussi le couple de s’aimer librement. En effet, Mar<br />
appartient à la caste des nobles et Ouly appartient à celle des bijoutiers&nbsp;;<br />
ceci constitue alors un obstacle qui interdit l’amour entre eux. Dans la<br />
société africaine, les parents considèrent que chacun doit épouser une femme de<br />
son ethnie afin de ne pas «&nbsp;diluer&nbsp;» le sang noble&nbsp;: c’est<br />
pourquoi le père de Mar lui a clairement dit qu’une femme ça se choisit et<br />
d’après lui la femme idéale pour son fils serait sa cousine Penda et non<br />
Oulimata. Le père de Mar tente par tous les moyens de convaincre Mar d’épouser<br />
sa cousine, il va même jusqu’à envoyer un des oncles de Mar pour le persuader<br />
qu’Ouly n’est pas celle qu’il lui faut. Mais Mar indécis et incertain de ses<br />
sentiments, a du mal à se décider&nbsp;: «&nbsp;Est ce que je l’aime&nbsp;?<br />
J’avoue que ce n’est pas encore clair en moi&nbsp;» avoue-t-il à Mère Soukaïna.<br />
Mar a reçu une éducation trop traditionnelle et donc il ne peut pas désobéir à<br />
son père qui représente la famille et c’est pourquoi Ouly est victime de ce<br />
manque de responsabilité de Mar Ndiaye et elle va en pâtir. En tant<br />
qu’éducateur, pendant ses cours il agit comme un homme moderne mais en réalité<br />
il croit à ces préjugés sociaux propres à la culture africaine notamment<br />
sénégalaise. Mais malgré toutes ces contradictions et ces barrières, Mar décide<br />
tout de même de continuer sa relation avec Ouly, pensant que ses parents<br />
finiront par accepter sa décision mais encore une fois, beaucoup d’événements<br />
empêchent la réussite de cette union. Car en plus des conflits familiaux, Ouly<br />
doit faire face à des préjugés rétrogrades qui l’empêchent de vivre son amour<br />
avec Mar. En effet, ce dernier, suite à une maladie, après une visite chez Mère<br />
Soukaïna, a soupçonné Ouly et sa famille d’être des sorcières, mangeuses<br />
d’âmes. La famille de Mar a accusé celle d’Ouly de vouloir attenter à la vie de<br />
leur fils en mettant une substance dans la boisson. Après cet incident les parents<br />
de Mar se sont encore plus ligués contre Ouly et ont désormais un argument de<br />
taille pour justifier leur désaccord dans la relation entre Mar et Ouly&nbsp;:<br />
«&nbsp;Ils étaient persuadés que celle qu’ils appelaient la sorcière m’avait<br />
marabouté&nbsp;». Ainsi, la superstition très présente dans la culture<br />
africaine, constitue une autre barrière qui condamne l’union entre les deux<br />
personnages. Même si&nbsp; Mar a lui aussi eu des doutes sur la vraie cause de<br />
sa maladie subite, il s’est vite rendu compte des sentiments qu’il éprouve à<br />
l’égard d’Ouly mais les préjugés de ses parents constituent un obstacle pour<br />
les amoureux. Sans l’aval de sa famille Mar se sent impuissant et ainsi ne peut<br />
prendre aucune décision précise en ce qui concerne sa relation avec Ouly.<br />
Beaucoup de faits s’acharnent contre elle, et l’empêchent d’exprimer librement<br />
son amour.. L’amour impossible dans l’œuvre représente un point incontournable<br />
qui permet de prédire le destin tragique des héroïnes. &nbsp; </span></p>
<p><b><span style="font-family: &quot;verdana&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; mso-bidi-font-style: italic; mso-fareast-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;;">II) UNE FIN TRAGIQUE</span></b></p>
<p><span style="font-family: &quot;verdana&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;;">Le roman de Marouba<br />
Fall est caractérisé par la fin tragique de l’héroïne. Dès le début, le lecteur<br />
sait comment l’histoire d’Ouly va finir et cela constitue en effet une partie<br />
de la tragédie. Ouly&nbsp; a rencontré plusieurs obstacles qui ont influencé sa<br />
mort tragique. Elle s’est battu corps et âme pour vivre son amour avec Mar<br />
malgré toutes les difficultés auxquelles elle a dû faire face&nbsp;: elle a<br />
même été accusée d’être une sorcière. Au moment où tout semblait aller pour le<br />
mieux, Ouly apprend tout sur son père biologique.&nbsp;Ouly ne peut échapper à<br />
son destin comme le disait Esope «&nbsp;on ne peut rien changer à son<br />
destin.&nbsp;».. Ainsi, après la déclaration d’amour de Mar, tout semblait<br />
contribuer à l’épanouissement d’Ouly jusqu’au jour où son père biologique<br />
refait apparition. La mère d’Ouly était une domestique qui a été abusée par son<br />
patron. Mademba Gaye, le père biologique d’Ouly n’a pas voulu reconnaître<br />
l’enfant. En donnant naissance à Ouly, sa mère trouve la mort. Le père d’Ouly,<br />
suite à un accident, rejeté par sa famille adulée,&nbsp; a voulu finalement<br />
retrouver sa fille qui était dorénavant sa seule famille. Mais Mère Soukaïna<br />
n’a pas voulu des retrouvailles entre Ouly et son père. Malheureusement, Mère<br />
Soukaïna n’a pas pu, cette fois ci,&nbsp; protéger sa nièce, elle n’a pas pu<br />
empêcher la vérité d’éclater au grand jour. Quand Ouly découvre tout sur sa<br />
véritable histoire, elle est anéantie et finit par se suicider. Sa mort est le<br />
résultat de la fatalité de son destin. Mais quel destin&nbsp;? En effet, le<br />
destin s’acharne contre elle et il y a une conjonction d’événements qui fait<br />
qu’elle n’a plus sa place dans ce monde. Elle est victime de la fatalité car<br />
l’homme avec qui elle partage sa vie ne peut pas la satisfaire. La chanson de<br />
l’aveugle provoque en elle un sentiment de remords. Elle n’a aucune autre sortie,<br />
pour réparer ses erreurs, que de mourir en prenant de l’arsenic. Charles finit<br />
même par accuser le destin en déclarant que «&nbsp; c’est la faute de la<br />
fatalité&nbsp;». Pour renforcer l’idée de la fin tragique, Flaubert finit le<br />
roman par la mort de Charles. Après la mort d’Emma, son mari ne tarde pas à la<br />
rejoindre dans sa tombe. L’intrigue résulte ainsi, de la mort des deux<br />
personnages principaux du roman&nbsp;: Emma et Charles. Dans les trois œuvres<br />
les héroïnes ne pouvaient échapper à la fatalité de leur destin. Chaque mort a<br />
été provoquée par un événement spécifique&nbsp;: pour Ouly c’était le retour de<br />
son père, pour Phèdre la mort d’Hyppolite et enfin pour Emma la chanson de<br />
l’aveugle qui la hantait. Ainsi, la destinée tragique d’Ouly correspond<br />
parfaitement à celle de&nbsp; Phèdre et d’Emma Bovary. Même si elle avait le<br />
soutien de Mère Soukeyna, elle est tout de même solitaire car sa tante finit<br />
par l’abandonner à elle-même et elle meurt seule comme toute héroïne de<br />
tragédie. «&nbsp; La vie est une tragédie, et la tragédie est une lutte<br />
perpétuelle sans victoire ni espoir de victoire&nbsp;», ce propos de Miguel de<br />
Unamuno illustre parfaitement le fait que personne ne peut échapper à son<br />
destin.</span></p>
<p><b><u><span style="font-family: &quot;verdana&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;;">Conclusion</span></u></b></p>
<p><span style="font-family: &quot;verdana&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; mso-fareast-font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;;">En guise de<br />
conclusion, nous pouvons affirmer qu’Ouly est bien une héroïne de tragédie<br />
puisque comme toute héroïne de tragédie, le sort s’acharne contre elle, entre<br />
autres à cause de sa naissance et des préjugés de castes. En effet, Ouly a été<br />
malheureuse du début à la fin. Il y a une conjonction d’événements qui<br />
s’acharnent contre elle&nbsp;: elle n’a&nbsp; pas pu&nbsp; vivre son amour avec<br />
Mar. Elle a dû faire plusieurs sacrifices pour son épanouissement mais rien n’a<br />
pu empêcher le destin de frapper à sa porte. Sa mort était inévitable pour<br />
affirmer qu’Ouly est bien une héroïne de tragédie. </span></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Exposé : Historique de vol de nuit</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2020/02/06/expose-historique-de-vol-de-nuit-plan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SIBY LASSANA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 20:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
		<guid isPermaLink="false"></guid>

					<description><![CDATA[Exposé&#160;: Historique de vol de nuit PLAN INTRODUCTION I&#160; PRESENTATION DE L’AUTEUR II LE ROMAN III HISTORIQUE CONCLUSION Introduction Saint-Exupéry est un personnage hors du commun. C’est un pionnier de l’aéropostale. Tous ses romans sont&#160; tirés de son expérience personnelle à travers laquelle il propose une réflexion à ses lecteurs. Il exalte le courage de&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on">
<br />
<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><u><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 28pt;">Exposé</span></u></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 28pt;">&nbsp;: Historique de vol de nuit</span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><u><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 28pt;">PLAN</span></u></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 28pt;">INTRODUCTION </span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 28pt;">I<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;<br />
</span>PRESENTATION DE L’AUTEUR</span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 28pt;">II LE ROMAN </span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 28pt;">III HISTORIQUE</span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 28pt;">CONCLUSION </span></b></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 14pt;">Introduction </span></b></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Saint-Exupéry<br />
est un personnage hors du commun. C’est un pionnier de l’aéropostale. Tous ses<br />
romans sont<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp; </span>tirés de son expérience<br />
personnelle à travers laquelle il propose une réflexion à ses lecteurs. Il<br />
exalte le courage de ses pilotes lancés dans l’aventure des vols de nuit et<br />
l’audace d’un Rivière décidé à bâtir avec ses fragiles engins un réseau volant<br />
destiné à durer. Vol de nuit présente de façon alternée un pilote, Fabien,<br />
affrontant un terrible orage dans le ciel argentin, et Rivière, son patron,<br />
méditant à son bureau toulousain. Antoine de Saint-Exupéry l&#8217;écrivit à ses<br />
moments perdus en Argentine (il y était directeur de l&#8217;Aeroposta<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp; </span>argentina). Enthousiasmé, Gide proposa d&#8217;en<br />
écrire la préface qu’il termine sur &#8220;l&#8217;exceptionnelle importance&#8221; du<br />
second ouvrage de l&#8217;aviateur écrivain. Le roman séduisit aussi, à n&#8217;en pas<br />
douter, les jurées du Femina qui le consacrèrent en décembre 1931. Saint<br />
Exupéry abordait alors tout juste la trentaine (car né avec le siècle) tandis<br />
que Didier Daurat, le grand patron de l&#8217;Aéropostale, à Toulouse, entrait dans<br />
la quarantaine </span></span></div>
<p></p>
<div style="margin-left: 54pt; mso-list: l1 level1 lfo2; text-indent: -36pt;">
<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 14pt;"><span style="mso-list: Ignore;">I-<span style="font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font: 7pt/normal &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />
</span></span></span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 14pt;">PRESENTATION DE L’AUTEUR </span></b></div>
<p></p>
<div style="margin-left: 54pt;">
</div>
<p>
<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 14pt;">a) BIOGRAPHIE :</span></b></p>
<p><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 14pt;">Né le 29 juin 1900 à LYON<br />
(France), ST Exupéry fut très tôt passionné par la mécanique à l’image des<br />
jouées qu’il fabriquait (Bicyclette à voile, avion voiture…).<br />
Issu d’une famille chrétienne, il perdit son père à l’âge de quatre ans. Il<br />
étudie chez les jésuites (Notre Dame, Sainte Croix). Il obtient son<br />
baccalauréat en 1917. Après son échec au concours d’entrée à l’école navale, il<br />
entre dans l’armée française en 1921 et y obtient le brevet nécessaire pour<br />
devenir pilote.<br />
Par la suite il est engagé comme pilote de ligne à la compagnie LATECOERE de<br />
DIDIER DAURAT à qui VOPL DE NIUT est dédié. Après il fut nommé directeur de la<br />
compagnie commerciale aérienne franco-argentine. Période pendant laquelle il<br />
commence à écrire.<br />
Il mourut au cours d’une mission le 17 Juillet 1944 à la suite d’un<br />
bombardement de son avion par les allemands.</span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 14pt;">b) BIBLIOGRAPHIE : </span></b></p>
<p><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; font-size: 14pt;">Saint Expéry a écrit entre autre<br />
: <br />
&#8211; COURRIER DU SUD, 1929 (roman)<br />
&#8211; VOL DE NUIT, 1931(roman) <br />
&#8211; LETRRE DE JEUNESSE ,1931-1932 <br />
&#8211; TERRE DES HOMMES, 1939(récit)<br />
&#8211; PILOTE DE GUERRE, 1942 (récit)<br />
&#8211; LE PETIT PRINCE, 1943 (récit) <br />
&#8211; LETTRE A UN OTAGE ,1943 (essai)<br />
&#8211; CITADELLE, 1948 (essai) « œuvre posthumes »<br />
&#8211; LETTRE A SA MERE (essai), édition revue et augmentée en 1984.<br />
&#8211; CARNETS<br />
&#8211; UN SENS A LA VIE <br />
&#8211; PAGES CHOISIES <br />
&#8211; LETTRE DE JEUNESSE A L’AMI E INVENTEE<br />
-ECRITS DE GUERRE</span></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">II- LE ROMAN: </span></span></b></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">C’est un<br />
récit tragique de ces pilotes des avions postaux de la Patagonie, du Chili, du<br />
Paraguay du Sud, du Nord et de l’Est de Buenos Aires; ces pilotes engagés la<br />
nuit dans les dangers des routes aériennes chargées de mystères et de<br />
surprises, à quoi s’ajoute l’angoisse de la nuit. Rivière, précurseur des vols<br />
de nuit, met<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp; </span>au premier plan la réussite<br />
de son entreprise. Il insuffle à ses pilotes les vertus du courage, de<br />
l’abnégation et exige d’eux le maximum, voire l’impossible. Pellerin, un des<br />
pilotes, a finalement atterri au prix d’énormes difficultés mais<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp; </span>Fabien, lui, a disparu dans la nuit. Pourtant<br />
cette mort de Fabien, malgré son cortège de malheurs n’a pas brisé l’élan de<br />
Rivière qui, au même instant, a donné un nouveau départ pour l’Europe. Antoine<br />
de Saint-Exupéry nous présente les vols de nuit sur le réseau, les difficultés auxquelles<br />
peuvent être confrontés les pilotes et fondamentalement l’occupation du<br />
personnel au sol. Le pilote Fabien ramène de l ‘extrême sud vers Buenos Aires<br />
le courrier de Patagonie. Sur le chemin du retour, il éprouve énormément de<br />
plaisir, ce qui montre que malgré les risques et les, dangers, il est un homme<br />
qui exalte la noblesse d’un métier. Pellerin, quant à lui, ayant pu atterrir<br />
dans des conditions relativement difficiles, raconte les péripéties de sa<br />
traversée. C’est un homme qui incarne les vertus de grandeur et de simplicité.<br />
Grand parce qu’il place, comme Fabien, du reste, sa mission au-dessus de leur<br />
propre intérêt. </span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt 18pt;">
</div>
<p></p>
<div class="MsoListParagraph" style="margin: 0cm 0cm 10pt 54pt; mso-add-space: auto; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -36pt;">
<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;"><span style="mso-list: Ignore;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">III-</span><span style="font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font: 7pt/normal &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />
</span></span></span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">HISTORIQUE</span></span></b></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">C’est<br />
l’histoire des événements survenus une certaine nuit sur le réseau en Amérique<br />
du Sud à une époque qui n’est pas précisée mais qu’on peut situer vers 1930, où<br />
les vols de nuit relevaient presque encore du domaine de l’aventure et où les<br />
pilotes étaient de vrais martyrs. Il affrontait d’énormes dangers et prenaient<br />
beaucoup de risque. André Gide disait à ce sujet qu’ « il y a pour l’aviation<br />
comme pour toute exploration de terres inconnues une période héroïque». Sur<br />
l’aéroport de Buenos Aires sont attendu sà l’atterrissage trois courriers de<br />
nuit, avant que le quatrième, celui pour l’Européen décolle. L’avion du Chili<br />
et celui du Paraguay arrivent à temps, mais celui de Patagonie se met en<br />
retard. Un possible accident de celui-ci conduirait à la suppression des vols<br />
de nuit, insuffisamment assurés à cette époque de pionnière. Rivière, le chef<br />
de l’aéroport est le seul à les soutenir et sa défaite paraît inéluctable. En<br />
dépit des apparences, lorsque tout le monde commence à considérer la<br />
suppression des vols de nuit un fait accompli, Rivière ordonne au courrier pour<br />
l’Europe de décoller. L’intrigue du roman est simple, mais ce qui enfaite un<br />
véritable chef-d’œuvre ce sont les grandes forces intérieures que développe la<br />
pensée d’Antoine de Saint-Exupéry. Dans Vol de nuit se détachent deux lignes<br />
narratives distinctes : une progressive, pleine de poésie, se développant au<br />
fur et à mesure que le pilote Fabien poursuit son chemin vers le désastre, et<br />
l’autre « accidentelle», qui illustre le débat intérieur et les actes de<br />
Rivière. Fabien est le pilote qui a opté pour un métier plein de risques et<br />
privations, mais qui lui donne pleinement le sentiment de l’authenticité. Pour<br />
lui, qui est un véritable berger des villes vues d’en haut, le vol ne signifie<br />
nullement ivresse des sens, mais purement et simplement une façon d’être. Le<br />
personnage de Rivière, complexe et tragique, doit être compris comme un<br />
problème et non pas comme un résultat fini. Pour lui, l’important c’est de<br />
faire les hommes sortir de leur propre être et de les transformer en véritables<br />
existences. Gide affirmait : « „Plus étonnante que la figure de l&#8217;aviateur,<br />
m&#8217;apparaît celle de Rivière, son chef ”.</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
</div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
</div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<a href="https://www.blogger.com/null" name="_GoBack"></a><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Conclusion</span></span></b></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Le vol de<br />
nuit est une aventure mais ce n’est pas une aventure gratuite. Les pilotes ont<br />
une mission, celle d’ouvrir et d’assurer pour les générations futures les vols<br />
de nuit. Les risques qu’ils courent constituent leur participation à l’édifice<br />
des temps modernes et leur aventure montre la grandeur de l’homme.</span></span></div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Comment étudier un roman ?</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2020/02/06/comment-etudier-un-roman-quoidoit-on/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SIBY LASSANA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 20:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
		<guid isPermaLink="false"></guid>

					<description><![CDATA[Comment étudier un roman&#160;? À quoi doit-on s’intéresser lorsqu’on étudie un texte romanesque&#160;? Cette page permet de se poser quelques «&#160;bonnes&#160;» questions pour commenter un texte littéraire extrait d’un roman. L’énonciation Qui parle&#160;? Et de quelle façon&#160;? On distingue plusieurs niveaux de parole&#160;: l’écrivain ou l’auteur qui écrit le livre&#160;; le narrateur qui raconte l’histoire,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on">
</p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; mso-outline-level: 1;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 24pt;"><a href="http://www.etudes-litteraires.com/fiches-methodologiques.php"><span style="color: blue;">Comment étudier un roman&nbsp;?</span></a></span></b></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">À quoi<br />
doit-on s’intéresser lorsqu’on étudie un texte romanesque&nbsp;?<br />
Cette page permet de se poser quelques «&nbsp;bonnes&nbsp;» questions pour<br />
commenter un texte littéraire extrait d’un roman.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; mso-outline-level: 2;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">L’</span></b><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/enonciation.php"><b><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">énonciation</span></b></a></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Qui<br />
parle&nbsp;? Et de quelle façon&nbsp;? On distingue plusieurs niveaux de<br />
parole&nbsp;:</span></div>
<p></p>
<ul type="disc">
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l9 level1 lfo1; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">l’écrivain ou l’auteur qui<br />
     écrit le livre&nbsp;;</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l9 level1 lfo1; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">le narrateur qui raconte<br />
     l’histoire, et qui peut être distinct de l’auteur&nbsp;;</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l9 level1 lfo1; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">le personnage, qui est un<br />
     acteur de l’histoire, et qui peut être le narrateur principal ou bien<br />
     celui qui raconte un moment précis d’une (ou de son) histoire&nbsp;: on<br />
     l’appelle alors le narrateur second.</span></li>
</ul>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Il s’agit<br />
aussi d’observer les signes (temps verbaux, </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/pronoms-personnels.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">pronoms personnels</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">, etc.) qui permettent d’identifier<br />
cette présence narratoriale.<br />
Dans le discours, cette présence est identifiable&nbsp;: le </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/locuteur.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">locuteur</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"> (celui qui parle) influe plus ou<br />
moins discrètement sur le texte. Dans le </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/notions-stylistique.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">discours rapporté</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">, il peut y avoir différents niveaux<br />
d’énonciation (</span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/discours-rapporte.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">discours direct, discours<br />
indirect, discours indirect libre</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">). Dans le récit, au contraire, le locuteur est absent<br />
de son texte, il s’efface derrière lui et ne l’influence pas. Cela dit,<br />
discours et récit peuvent se mêler dans un même extrait littéraire.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; mso-outline-level: 2;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">La </span></b><a href="http://www.etudes-litteraires.com/notions-stylistique.php"><b><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">description</span></b></a><b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;"> et la narration</span></b></div>
<p></p>
<ul type="disc">
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l7 level1 lfo2; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Le <b>texte narratif</b><br />
     raconte un événement et en situe le déroulement dans le temps et l’espace.</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l7 level1 lfo2; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Le <b>texte descriptif</b><br />
     tente de dépeindre (pour le lecteur) un lieu, un personnage, une classe<br />
     sociale, etc. L’accent est donc mis, généralement, sur la précision du<br />
     vocabulaire.</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l7 level1 lfo2; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Le <b>texte argumentatif</b><br />
     peut se retrouvrer dans un roman. Sa fonction est de convaincre le lecteur<br />
     ou l’interlocuteur d’adopter un point de vue, une idée.</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l7 level1 lfo2; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><a href="http://www.etudes-litteraires.com/caracteriser-texte.php"><b><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Fiche de<br />
     méthode&nbsp;: caractériser un texte</span></b></a></li>
</ul>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; mso-outline-level: 2;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">La valeur des principaux temps</span></b></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Le </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/indicatif-passe-simple.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">passé simple</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"> est le temps du fait unique passé.<br />
Il a souvent, par opposition à l’imparfait, valeur d’action brève.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<a href="http://www.etudes-litteraires.com/indicatif-imparfait.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">L’imparfait</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">, temps du passé, peut avoir trois<br />
valeurs&nbsp;:</span></div>
<p></p>
<ul type="disc">
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l0 level1 lfo3; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">la durée (imparfait duratif)</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l0 level1 lfo3; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">la répétition ou l’habitude<br />
     (imparfait itératif)</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l0 level1 lfo3; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">la description, le portrait<br />
     (imparfait descriptif)</span></li>
</ul>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Le </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/indicatif-present.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">présent</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"> a différentes valeurs&nbsp;:</span></div>
<p></p>
<ul type="disc">
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l8 level1 lfo4; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">il exprime l’action immédiate<br />
     ou en cours,</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l8 level1 lfo4; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">il peut avoir une valeur de<br />
     vérité générale (présent </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/gnomique.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">gnomique</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">),</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l8 level1 lfo4; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">il peut enfin, dans un récit au<br />
     passé, être employé pour rendre l’histoire plus vivante, plus présenle aux<br />
     yeux du lecteur.</span></li>
</ul>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Pour en<br />
savoir plus, lire la </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/valeurs-temporelles.php"><b><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">fiche sur la valeur des<br />
temps</span></b></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; mso-outline-level: 2;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">La </span></b><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/focalisation.php"><b><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">focalisation</span></b></a><b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;"> (ou point de vue)&nbsp;: qui<br />
voit&nbsp;?</span></b></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">C’est le<br />
«&nbsp;point de vue&nbsp;» du narrateur dans le texte, qui peut s’exercer de<br />
trois façons&nbsp;:</span></div>
<p></p>
<ul type="disc">
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l6 level1 lfo5; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">la <b>focalisation externe</b>&nbsp;:<br />
     le narrateur raconte et décrit la scène, mais il en sait moins que son<br />
     personnage&nbsp;; il est comme un témoin extérieur qui assisterait à la<br />
     scène.</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l6 level1 lfo5; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">la <b>focalisation interne</b>&nbsp;:<br />
     le narrateur voit à travers les yeux du personnage et découvre la scène en<br />
     même temps que lui. Il en sait autant que son personnage.</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l6 level1 lfo5; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">la <b>focalisation zéro</b>&nbsp;:<br />
     le narrateur connaît tout, et du personnage, et de ce qui va arriver.</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l6 level1 lfo5; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Pour mieux comprendre la<br />
     focalisation, lire cette </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/point-de-vue.php"><b><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">fiche de méthode</span></b></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">.</span></li>
</ul>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; mso-outline-level: 2;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">Les </span></b><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/champ-lexical.php"><b><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">champs lexicaux</span></b></a><b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;"> (ou «&nbsp;réseaux<br />
isotopiques&nbsp;»)</span></b></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Un champ<br />
lexical est un <b>ensemble de mots qui se rapportent à une même réalité, à un<br />
même thème</b>. Les champs lexicaux s’organisent souvent autour des cinq sens,<br />
des quatre éléments et de leurs dérivés (la mer, le ciel, etc.), de<br />
l’appréciation et du jugement, etc.</span></div>
<p></p>
<ul type="disc">
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l3 level1 lfo6; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">À ne pas confondre avec le<br />
     champ sémantique&nbsp;: le <b>champ sémantique d’un mot, c’est l’ensemble<br />
     de ses sens</b>.</span></li>
</ul>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Pour en<br />
savoir plus, lire la page </span><a href="http://www.site-magister.com/chlex.htm" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">«&nbsp;les champs<br />
lexicaux&nbsp;»</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; mso-outline-level: 2;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">La construction et le rythme des phrases</span></b></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Par leur<br />
longueur ou leur complexité, elles aident à l’expression des idées et<br />
caractérisent bien souvent le style de l’auteur.</span></div>
<p></p>
<ul type="disc">
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l4 level1 lfo7; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">La phrase peut être simple<br />
     (sujet, verbe, complément) ou complexe (S + V + C + </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/propositions-subordonnees.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">propositions subordonnées</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">).</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l4 level1 lfo7; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Le rythme de la phrase peut<br />
     être </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/forum/topic4839-questce-que-le-rythme-binaire.html"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">binaire</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"> ou </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/forum/topic16394-rythme-ternaire.html"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">ternaire</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">&nbsp;: on peut distinguer deux<br />
     ou trois &#8220;parties&#8221; dans la prononciation de la phrase.</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l4 level1 lfo7; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">On peut trouver dans certaines<br />
     phrases des effets de répétition, d’accumulation ou de </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/gradation.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">gradation</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">.</span></li>
</ul>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; mso-outline-level: 2;">
<a href="http://www.etudes-litteraires.com/analyse-personnage.php"><b><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">Les personnages</span></b></a></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Le<br />
personnage est un être de fiction (parfois inspiré d’un modèle réel) ou un<br />
personnage réel dont la vie est romancée.</span></div>
<p></p>
<ul type="disc">
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l2 level1 lfo8; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Le <b>personnage principal</b><br />
     est le centre de l’intrigue.</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l2 level1 lfo8; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Le <b>personnage secondaire</b><br />
     se situe plutôt à l’arrière-plan, ce qui ne signifie pas que son rôle ou<br />
     son importance soit à négliger.</span></li>
</ul>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Même dans un<br />
extrait, il est important d’étudier le rôle joué par le (ou les)<br />
personnage(s)&nbsp;: comment est-il décrit&nbsp;? Quel portrait est-il fait de<br />
lui&nbsp;? Quel est son comportement&nbsp;? Est-il témoin d’une scène&nbsp;?<br />
A-t-il une action précise&nbsp;? Prend-il la parole ou ses pensées sont-elles<br />
rapportées&nbsp;? Quels sont ses sentiments&nbsp;? A-t-il une fonction symbolique&nbsp;?<br />
Représente-t-il un type social&nbsp;?</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; mso-outline-level: 2;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">Le temps et l’espace</span></b></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Le cadre<br />
spatio-temporal permet de situer l’intrigue. On parle de&nbsp;:</span></div>
<p></p>
<ul type="disc">
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l1 level1 lfo9; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">repères relatifs, c’est-à-dire<br />
     qu’ils dépendent de la situation du narrateur ou du personnage qui prend<br />
     la parole (</span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/deictique.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">déictiques</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">). Ces repères sont<br />
     caractéristiques du </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/caracteriser-texte.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">discours</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">&nbsp;;</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l1 level1 lfo9; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">repères absolus, valables<br />
     quelle que soit la situation. Ces repères sont propres au </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/forum/topic19345-quelle-est-la-difference-entre-le-recit-et-le-discours.html"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">récit</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">.</span></li>
</ul>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; mso-outline-level: 2;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">Les registres littéraires et les registres de langue</span></b></div>
<p></p>
<ul type="disc">
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l5 level1 lfo10; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Le registre littéraire (ou<br />
     «&nbsp;tonalité&nbsp;», ou encore «&nbsp;ton&nbsp;») peut être </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/comique.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">comique</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">, </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/pathetique.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">pathétique</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">, </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/lyrisme.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">lyrique</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">, tragique, héroïque, </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/epique.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">épique</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">, etc.</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l5 level1 lfo10; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Le </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/niveaux-de-langage.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">registre de langue</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"> peut être courant, familier ou<br />
     vulgaire, soutenu ou littéraire, etc.</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l5 level1 lfo10; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Ne pas confondre<br />
     «&nbsp;registre littéraire&nbsp;» et «&nbsp;registre de langue&nbsp;».</span></li>
<li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-list: l5 level1 lfo10; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Pour en savoir plus, lire les<br />
     pages </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/registres.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">les registres<br />
     littéraires</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"> et </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/genres-litteraires.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">les genres<br />
     littéraires</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">.</span></li>
</ul>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto; mso-outline-level: 2;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">Les </span></b><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/index.php"><b><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 18pt;">figures de style</span></b></a></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 8pt; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Elles sont<br />
nombreuses. Il existe des figures d’opposition, d’identité (</span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/comparaison.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">comparaison</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">, </span><a href="http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/metaphore.php"><span style="color: blue; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">métaphore</span></a><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">), des figures<br />
d’amplification&nbsp;: atténuation ou exagération, etc. <b>Mentionnez-les<br />
seulement si vous pouvez en dégager un sens</b> dans l’étude de votre texte.<a href="https://www.blogger.com/null" name="_GoBack"></a></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 8pt;">
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>le roman et ses personnages</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2020/02/06/blog-page_23/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SIBY LASSANA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 20:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
		<guid isPermaLink="false"></guid>

					<description><![CDATA[Objet d’étude : le roman et ses personnages Travail d’écriture : la dissertation Le sujet Dans son Essai sur le roman, Georges Duhamel écrit : &#8220;Le but suprême du romancier est de nous rendre sensible l&#8217;âme humaine, de nous la faire connaître et aimer dans sa grandeur comme dans sa misère, dans ses victoires et&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on">
</p>
<table border="1" cellpadding="0" cellspacing="1" class="MsoNormalTable" style="mso-cellspacing: .7pt; mso-yfti-tbllook: 1184; width: 510px;">
<tbody>
<tr style="mso-yfti-firstrow: yes; mso-yfti-irow: 0; mso-yfti-lastrow: yes;">
<td style="background-color: transparent; border: rgb(0, 0, 0); padding: 0.75pt; width: 382.5pt;" width="510">
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
<a href="https://www.blogger.com/null" name="_GoBack"><b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Objet<br />
  d’étude :</span></b></a><span style="mso-bookmark: _GoBack;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"> le roman et ses personnages<br />
  <b>Travail d’écriture :</b> la dissertation</p>
<p>  Le sujet </span></span></div>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<span style="mso-bookmark: _GoBack;"><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Dans son Essai sur le roman,<br />
  Georges Duhamel écrit : &#8220;Le but suprême du romancier est de nous rendre<br />
  sensible l&#8217;âme humaine, de nous la faire connaître et aimer dans sa grandeur<br />
  comme dans sa misère, dans ses victoires et dans ses défaites. Admiration et<br />
  pitié, telle est la devise du roman.&#8221; Vous discuterez ce point de vue en<br />
  vous inspirant des romans que vous connaissez.</span></span></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" cellpadding="0" cellspacing="1" class="MsoNormalTable" style="mso-cellspacing: .7pt; mso-yfti-tbllook: 1184; width: 510px;">
<tbody>
<tr style="mso-yfti-firstrow: yes; mso-yfti-irow: 0; mso-yfti-lastrow: yes;">
<td style="background-color: transparent; border: rgb(0, 0, 0); padding: 0.75pt; width: 382.5pt;" width="510">
<div align="center" style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 8.5pt;">Le corrigé</span></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" cellpadding="0" cellspacing="1" class="MsoNormalTable" style="mso-cellspacing: .7pt; mso-yfti-tbllook: 1184; width: 255px;">
<tbody>
<tr style="mso-yfti-firstrow: yes; mso-yfti-irow: 0; mso-yfti-lastrow: yes;">
<td style="background: rgb(255, 102, 204); border: rgb(0, 0, 0); padding: 0.75pt; width: 191.25pt;" width="255">
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 8.5pt;">Introduction</span></b></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Selon la<br />
théorie aristotélicienne de la tragédie antique, l&#8217;effet cathartique que cette<br />
forme d&#8217;expression doit produire sur ses destinataires repose sur l&#8217;éveil en<br />
eux de deux sentiments : la terreur et la pitié. Dans son Essai sur le roman<br />
(1925), Georges Duhamel s&#8217;intéresse aux sentiments qu&#8217;éveille en nous la<br />
lecture d&#8217;un roman : &#8220;Le but suprême du romancier est de nous rendre<br />
sensible l&#8217;âme humaine, de nous la faire connaître et aimer dans sa grandeur<br />
comme dans sa misère, dans ses victoires et dans ses défaites. Admiration et<br />
pitié, telle est la devise du roman.&#8221; Le roman est donc présenté comme un<br />
révélateur de l&#8217;âme humaine, à travers les sentiments d&#8217;admiration et de pitié<br />
qu&#8217;il éveille chez le lecteur. La question qui se pose est de chercher comment<br />
l&#8217;écriture romanesque parvient à &#8220;rendre sensible l&#8217;âme humaine&#8221;. </p>
<p>Pour cela, il conviendra dans un premier temps d&#8217;interroger la notion de héros.<br />
Puis, nous étudierons comment le processus d&#8217;identification induit par la<br />
lecture du roman est à l&#8217;origine de cette révélation de la diversité<br />
psychologique des êtres. Enfin, nous verrons que dans son évolution récente, le<br />
roman ouvre de nouvelles perspectives dans sa relation avec le lecteur et dans<br />
sa façon de &#8220;rendre sensible l&#8217;âme humaine&#8221;.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
</div>
<p></p>
<table border="1" cellpadding="0" cellspacing="1" class="MsoNormalTable" style="mso-cellspacing: .7pt; mso-yfti-tbllook: 1184; width: 255px;">
<tbody>
<tr style="mso-yfti-firstrow: yes; mso-yfti-irow: 0; mso-yfti-lastrow: yes;">
<td style="background: rgb(255, 102, 204); border: rgb(0, 0, 0); padding: 0.75pt; width: 191.25pt;" width="255">
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 8.5pt;">Plan<br />
  détaillé</span></b></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 12pt;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">I – Le héros émouvant</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">&#8220;Admiration<br />
et pitié, telle est la devise du roman&#8221;, affirme Georges Duhamel. Ces deux<br />
sentiments opposés sont éveillés en nous par les exploits ou les échecs d&#8217;un<br />
être de fiction : le héros.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
</div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">1. Le héros<br />
épique :</span></b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"> à travers<br />
ses exploits et sa réussite, nous admirons les qualités humaines qui le portent<br />
à surpasser le mal et la médiocrité. Exemple : tous les héros de Walter Scott,<br />
ceux qui font rêver Emma Bovary, mais aussi ceux de Chrétien de Troyes, Harry<br />
Potter ou James Bond.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
</div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">2. L&#8217;antihéros<br />
: </span></b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">ses<br />
faiblesses le rendent plus proche du lecteur et suscitent sa compassion. Il est<br />
victime de son inadaptation à un monde hostile qui se révèle en creux dans le<br />
récit de ses échecs, une autre façon de &#8220;rendre sensible l&#8217;âme<br />
humaine&#8221;. Exemple : Poil de carotte de Jules Renard, La Religieuse de<br />
Diderot.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
</div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">3. Le héros<br />
romantique :</span></b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"> par le<br />
biais de l&#8217;introspection et de l&#8217;obsession égotiste, ce type de héros inventé<br />
par Goethe et Chateaubriand nous révèle les tourments de l&#8217;âme humaine et la<br />
difficulté de l&#8217;être à trouver dans la société la possibilité de s&#8217;épancher, de<br />
s&#8217;exprimer. Exemple : René, Werther, Adolphe…</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 12pt;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"><br />
II – Le roman miroir</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Duhamel<br />
stipule que : &#8220;Le but suprême du romancier est […] de nous faire connaître<br />
et aimer [l&#8217;âme humaine] dans sa grandeur comme dans sa misère, dans ses<br />
victoires et dans ses défaites.&#8221; Quand nous entrons dans une œuvre<br />
romanesque, nous découvrons un univers de fiction dans lequel nous cherchons<br />
toutefois à nous situer, ce que l&#8217;écriture rend possible grâce au processus<br />
d&#8217;identification.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
</div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">1. L&#8217;accès<br />
direct à l&#8217;autre par la focalisation interne.</span></b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"> Le lecteur se &#8220;moule&#8221; dans un personnage.<br />
Exemple : À l&#8217;Ouest, rien de nouveau, qui nous plonge dans l&#8217;univers terrible<br />
de la Première Guerre mondiale. Le &#8220;je&#8221; nous associe aux épreuves que<br />
traversent les soldats et nous confronte aux facettes de l&#8217;âme humaine,<br />
exacerbées par la guerre.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
</div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">2. Les<br />
romanciers du XIXe siècle ont fait de l&#8217;alternance des points de vue leur art. </span></b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Exemple : dans La Peau de chagrin,<br />
Balzac enchâsse dans le récit d&#8217;un narrateur externe le poignant récit à la<br />
première personne de Raphaël, victime d&#8217;une puissance occulte, elle-même<br />
révélatrice des rapports que nous entretenons avec le désir.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
</div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">3. Le choix<br />
d&#8217;une focalisation zéro permet à l&#8217;auteur de transmettre à travers une<br />
narration omnisciente toute une palette révélatrice de l&#8217;âme humaine : </span></b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">les romans réalistes de Zola offrent<br />
ainsi au lecteur, non seulement la vision zolienne du monde, mais aussi sa<br />
vision de l&#8217;homme, dans toutes les modulations de son âme.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 12pt;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"><br />
III – Évolution du roman</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Quand<br />
Georges Duhamel propose sa &#8220;devise&#8221; en 1925, sa conception du roman<br />
s&#8217;inspire des grands exemples que nous a apportés le XIXe siècle ; or, le roman<br />
évolue considérablement au XXe siècle, et susciter chez leur lecteur<br />
&#8220;admiration et pitié&#8221; n&#8217;est plus l&#8217;objectif des auteurs<br />
contemporains.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 12pt;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"><br />
<b>1. La fiction spéculative</b></span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">La<br />
science-fiction fonde son succès sur la mise &#8220;en espace&#8221; de<br />
personnages qui, à l&#8217;instar des héros épiques, suscitent l&#8217;admiration des<br />
lecteurs. Ce type de roman peut sembler distant de la réalité humaine.<br />
Toutefois, certaines œuvres, par une approche plus spéculative, posent au<br />
lecteur des questions éthiques et métaphysiques. Le lecteur est ainsi placé<br />
dans un rôle plus actif, invité au questionnement et à la réflexion. Exemple :<br />
œuvres de Frank Herbert, d&#8217;Aldous Huxley, de George Orwell</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 12pt;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"><br />
<b>2. Le choix de la provocation</b></span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">L&#8217;onde de<br />
choc de la Première Guerre mondiale a eu des répercussions dans l&#8217;écriture<br />
romanesque : les &#8220;héros&#8221; du Diable au corps ne suscitent ni<br />
admiration ni pitié, mais révèlent un bouleversement des valeurs morales. De<br />
façon plus littéraire, Céline se place également sur le plan de la provocation,<br />
et nous renvoie par le biais d&#8217;un antihéros rebelle et immoral, à nos propres<br />
valeurs. Le dernier exemple en date est celui des Bienveillantes, de Jonathan<br />
Littell (2006), qui décrit par le menu le parcours d&#8217;un tortionnaire nazi.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 12pt;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"><br />
<b>3. Le nouveau roman</b></span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">En révélant<br />
la perversité de l&#8217;être, des romanciers comme Laclos, Sade ou Littell ne<br />
suscitent ni admiration ni pitié, mais n&#8217;en révèlent pas moins l&#8217;âme humaine.<br />
Quelles émotions les auteurs du nouveau roman cherchent-ils à éveiller en nous<br />
? Aucune. Dépourvus de toute épaisseur psychologique, leurs personnages<br />
évoluent dans un univers qui n&#8217;est porteur d&#8217;aucun message, d&#8217;aucune vision.<br />
Cette écriture &#8220;blanche&#8221; nous fait toutefois prendre conscience, non<br />
pas de notre âme, mais de notre existence, par comparaison avec les objets qui<br />
nous entourent, ni plus ni moins. </p>
<p>Exemple : La Jalousie d’Alain Robbe-Grillet, les œuvres de Marguerite Duras,<br />
Nathalie Sarraute, Claude Simon, ou L&#8217;Étranger de Camus, ouvrage qui ne relève<br />
pas à proprement parler du nouveau roman, mais qui l&#8217;a inspiré.</span></div>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
</div>
<p></p>
<table border="1" cellpadding="0" cellspacing="1" class="MsoNormalTable" style="mso-cellspacing: .7pt; mso-yfti-tbllook: 1184; width: 255px;">
<tbody>
<tr style="mso-yfti-firstrow: yes; mso-yfti-irow: 0; mso-yfti-lastrow: yes;">
<td style="background: rgb(255, 102, 204); border: rgb(0, 0, 0); padding: 0.75pt; width: 191.25pt;" width="255">
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
<b><span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 8.5pt;">Conclusion</span></b></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p></p>
<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
<span style="font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Sans doute<br />
inspirée par les romans du XIXe siècle, la réflexion de Georges Duhamel trouve<br />
toute sa justification dans les œuvres emblématiques du roman d&#8217;apprentissage :<br />
suscitant la compassion du lecteur, les héros de ces romans se révèlent au fil<br />
des chapitres, et confrontés à des épreuves successives, finissent par éveiller<br />
l&#8217;admiration du lecteur. Ce type de parcours fictif permet effectivement au<br />
romancier de &#8220;rendre sensible l&#8217;âme humaine&#8221;, notamment par<br />
l&#8217;artifice des changements de point de vue. </p>
<p>Prétendre qu&#8217;il s&#8217;agit là du &#8220;but suprême&#8221; du romancier est toutefois<br />
très personnel : l&#8217;écriture blanche du nouveau roman ne se préoccupe pas d&#8217;une<br />
telle devise ; elle plonge le lecteur dans un questionnement plus existentiel…<br />
ou plus matérialiste… Œuvre de création, le roman est également un objet de<br />
consommation, et l&#8217;on pourrait se demander si le but suprême du romancier<br />
d&#8217;aujourd&#8217;hui n&#8217;est pas d&#8217;occuper la tête de gondole qui lui assurera les<br />
meilleures ventes…</span></div>
<p></p>
<div style="background: white; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
<span lang="EN-US" style="color: black; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"><br />
Read more: </span><a href="http://www.letudiant.fr/bac/zoom-bac/bac-de-francais-les-sujets-probables-14683/bac-2011-plan-detaille-dun-sujet-probable-de-francais-bacs-generaux-dissertation-sur-le-roman-et-ses-personnages-10302.html#ixzz34u6bAeIv"><span lang="EN-US" style="color: #003399; font-family: &quot;times new roman&quot; , &quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">http://www.letudiant.fr/bac/zoom-bac/bac-de-francais-les-sujets-probables-14683/bac-2011-plan-detaille-dun-sujet-probable-de-francais-bacs-generaux-dissertation-sur-le-roman-et-ses-personnages-10302.html#ixzz34u6bAeIv</span></a></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 8pt;">
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bac de philo 2013. Sujet corrigé : « Que devons-nous à l’État ? »</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2020/02/06/blog-page_24/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SIBY LASSANA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 20:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
		<guid isPermaLink="false"></guid>

					<description><![CDATA[Damien Theillier, professeur de Philosophie et président de l’Institut Coppet propose aux lecteurs de Contrepoints un corrigé de l’épreuve du bac de Philosophie de la série ES : « Que devons-nous à l’État ? » L’État a-t-il des droits et avons-nous des devoirs envers lui ? Tel est le sens de la question qui nous&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on">
</p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<b><span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Damien Theillier, professeur de Philosophie et<br />
président de l’Institut Coppet propose aux lecteurs de Contrepoints un corrigé<br />
de l’épreuve du bac de Philosophie de la série ES : « Que devons-nous à l’État<br />
? »</span></span></b></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">L’État a-t-il des droits et avons-nous des<br />
devoirs envers lui ? Tel est le sens de la question qui nous est posée dans le<br />
sujet : Que devons-nous à l’État ? Car si, par hypothèse, nous avons des<br />
devoirs vis-à-vis de lui, c’est qu’il nous offre quelque chose et que par un<br />
juste retour des choses, nous aurions des obligations morales à son égard.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp; </span>Si l’État nous protège, par exemple, nous lui<br />
devons en retour obéissance.<b> « Protecto ergo obligo », </b>je protège donc<br />
j’oblige, tel serait le cogito de l’État. Si l’État construit des<br />
infrastructures, des routes, des ponts, des feux de signalisations, des<br />
services de police, de secours et de défense nationale, nous lui sommes<br />
redevables moralement. Sans lui, pas de développement économique et culturel. À<br />
l’inverse, il faut immédiatement remarquer ce paradoxe que l’État serait bien<br />
incapable de faire tout cela sans le travail et l’épargne des citoyens<br />
eux-mêmes, en particulier des plus productifs. Car l’État ne produit pas de<br />
richesse, il dépense. Tout cela est payé avec l’argent des contribuables. Dès<br />
lors, n’est-ce pas l’État qui nous doit tout ? Le problème qui se pose est d’abord<br />
de savoir quelle est la nature de notre relation à l’État.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp; </span>De même que nous avons une dette envers nos<br />
parents, avons-nous également une dette envers l’État, qui justifierait que<br />
nous lui donnions une part de nous-mêmes, de notre liberté, de nos moyens<br />
d’existence ? D’où la nécessité de nous poser la question suivante : que<br />
faut-il attendre de l’État ? C’est seulement à condition de préciser la nature<br />
de la relation qui nous lie à l’État, que nous serons en mesure de déterminer<br />
ce qu’on lui doit.</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<b><u><span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">1° L’État est garant de la solidarité entre<br />
les générations : nous lui devons notre vie sociale et une obéissance<br />
inconditionnelle</span></span></u></b></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Nous avons une dette envers les autres, car<br />
nous leur devons une part de nos capacités et de notre bien-être. Parents,<br />
professeurs, artisans, inventeurs, écrivains, savants, etc., sans eux nous<br />
serions impuissants. « L’homme proprement dit n’existe pas, écrivait <b>Auguste<br />
Comte</b>, il ne peut exister que l’Humanité, puisque tout notre développement<br />
est dû à la société sous quelque rapport qu’on l’envisage » (Discours sur<br />
l’esprit positif, 1842). Selon Comte, la société est un grand tout dont les<br />
parties sont liées par une solidarité organique. Par rapport à cette totalité<br />
sociale organique, l’individu n’est qu’une abstraction qui cependant lui doit<br />
tout aux deux sens de l’expression — il reçoit d’elle tout son être et il a<br />
l’obligation de s’y dévouer totalement : « Le positivisme n’admet jamais que<br />
des devoirs, chez tous envers tous. Car son point de vue toujours social ne<br />
peut comporter aucune notion de droit, constamment fondée sur l’individualité.<br />
Nous naissons chargés d’obligations de toute espèce, envers nos prédécesseurs,<br />
nos successeurs, et nos contemporains. Elles ne font ensuite que se développer<br />
ou s’accumuler avant que nous puissions rendre aucun service. » (Catéchisme<br />
positiviste, 1852).</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Chaque homme doit donc « payer sa dette » par<br />
solidarité envers la société. La solidarité n’est pas seulement un droit, elle<br />
est un devoir auquel l’État doit obliger légalement chacun à contribuer.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp; </span>« L’homme vivant dans la société, et ne<br />
pouvant vivre sans elle, est à toute heure un débiteur envers elle. Là est la<br />
base de ses devoirs, la charge de sa liberté ».<b> (Léon Bourgeois,<br />
Solidarité,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp; </span>1896).</b></span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Ainsi, pour<b> Hegel</b>, l’État est la plus<br />
haute réalisation de l’idée divine sur terre et le principal moyen utilisé par<br />
l’Absolu pour se manifester dans l’histoire. Il est la forme suprême de<br />
l’existence sociale et le produit final de l’évolution de l’humanité. En effet,<br />
l’État hégélien n’est pas un simple pouvoir institutionnel, c’est une réalité<br />
spirituelle. Pour Hegel, l’Esprit s’incarne dans l’État, rejoignant ainsi<br />
l’idée du « Léviathan » de Hobbes, qui identifie le divin et l’État. « Il faut<br />
donc vénérer l’État comme un être divin-terrestre », écrit-il dans les<br />
Principes de la philosophie du droit. Dans cette perspective, l’État n’est pas<br />
un simple instrument qui permettrait à la société civile de mieux se gérer<br />
elle-même, il est ce par quoi l’individu se réalise, moralement et<br />
spirituellement.</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><b><u><span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;">2° L’État de droit est un État limité, on ne<br />
lui doit qu’un respect limité et conditionnel </span></u></b></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Posons-nous la question suivante : L’État<br />
est-il une assemblée de citoyens choisis pour s’occuper des affaires communes<br />
ou bien une institution séparée et autonome, qui s’élève au-dessus de la<br />
population pour la dominer ? Il est certain que l’État peut rendre des<br />
services, comme nous prémunir contre certains maux : la violence entre les<br />
personnes, l’agression, l’invasion, la prédation. Ce service a un coût et ce<br />
coût doit être payé en retour. Telle est l’obligation contractuelle qui nous<br />
lie à l’État selon un principe de réciprocité. Mais si l’État devient lui-même<br />
prédateur, s’il exploite et violente les libertés individuelles, comme tout<br />
acte juridique, le contrat qui nous lie à lui peut et doit être rompu. Comme<br />
prestataire de services, il est juste que les individus contribuent à son<br />
financement. S’il s’écarte de ce rôle pour devenir prédateur et spoliateur,<br />
nous devons nous protéger contre lui et lui refuser toute obéissance.</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Ainsi, dit <b>Locke</b>, « l’État, selon mes<br />
idées, est une société d’hommes instituée dans la seule vue de l’établissement,<br />
de la conservation et de l’avancement de leurs intérêts civils. J’appelle<br />
intérêts civils, la vie, la liberté, la santé du corps ; la possession des<br />
biens extérieurs, tels que sont l’argent, les terres, les maisons, les meubles,<br />
et autres choses de cette nature ». Ainsi l’État ne fonde pas la propriété, il<br />
est seulement le détenteur de la force qui est mise en œuvre pour la protéger.<br />
La propriété privée est d’après Locke un droit naturel, c’est-à-dire institué<br />
non par l’État mais par les individus eux-mêmes, lesquels ont institué l’État<br />
et s’y soumettent parce qu’ils attendent de lui qu’il les protège. C’est<br />
pourquoi, écrit-il, « le peuple est le juge suprême de la façon dont les<br />
gouvernants remplissent leur mission puisqu’il est la personne qui leur a donné<br />
le pouvoir et qui garde à ce titre, la faculté de les révoquer ».</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Et Locke ajoute : « La loi ne consiste pas<br />
tant à limiter un agent libre et intelligent qu’à le guider vers ses propres<br />
intérêts, et elle ne prescrit pas au-delà de ce qui conduit au bien général de<br />
ceux qui sont assujettis à cette loi. S’ils pouvaient être plus heureux sans<br />
elle, la loi s’évanouirait comme une chose inutile ; et ce qui nous empêche<br />
seulement de tomber dans les marais et les précipices mérite mal le nom de<br />
contrainte » (Traité du gouvernement civil, 1690).</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Car l’État n’a que les droits qui<br />
correspondent à ses devoirs. Si ses devoirs sont la protection des personnes et<br />
des biens des citoyens, il peut employer les moyens propres à l’accomplissement<br />
de cette fonction. Mais dès que l’État abuse de sa force et se retourne contre<br />
la personne et les biens des citoyens, il devient despotique, dès lors nous ne<br />
lui devons plus rien.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp; </span>D’où le fameux «<br />
droit de résistance à l’oppression », proclamé par Locke et invoqué par la<br />
Déclaration d’indépendance américaine. Celle-ci pose le principe selon lequel<br />
les individus possèdent des « droits inaliénables à la vie, la liberté et la<br />
poursuite du bonheur ». Elle garantit le droit à la poursuite du bonheur mais<br />
non le bonheur lui-même. Le bonheur relève de notre responsabilité à nous ;<br />
tout ce qu’il peut garantir, c’est la liberté de rechercher celui-ci.</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><b><u><span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;">3° Ne pas tout attendre de l’État : pour une<br />
éthique de la responsabilité</span></u></b></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Un État de droit est un État limité qui fait<br />
appel à la liberté réfléchie et raisonnable de l’individu et lui fait, en<br />
principe, confiance. Dans cette perspective, la relation de l’individu à l’État<br />
est à repenser selon une éthique de la responsabilité qui invite chacun à<br />
prendre le risque d’assumer ses choix<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;<br />
</span>dans le respect de l’intégrité physique et de la propriété des autres<br />
individus. Une éthique qui considère l’État seulement comme un moyen et lui<br />
confère des pouvoirs limités et déterminés en vue de la réussite de sa mission,<br />
dont le meilleur développement possible des individus est la fin.</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Partant de là, <b>Pascal </b>a clairement<br />
défini de ce que l’on doit ou non au pouvoir de l’État. Le prince ne doit pas<br />
exiger des hommes ce qui ne lui est pas dû, c’est-à-dire l’estime morale et<br />
spirituelle, qui n’est due qu’au mérite. L’auteur des Pensées nous rappelle que<br />
le pouvoir politique, bien que légitime, ne saurait s’étendre à tous les<br />
domaines et doit rester conscient de sa relativité. Le politique est situé dans<br />
l’ordre le plus bas qui est celui de la chair. La véritable fin du politique<br />
n’est pas d’instaurer la justice parfaite, ni la vérité, ni la charité, qui<br />
relèvent d’un autre ordre, mais de garantir la paix civile.</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Les hommes, nous dit Pascal, se distinguent<br />
entre eux de deux manières : selon les qualités réelles de l’esprit ou du corps<br />
(ordre naturel) ; selon l’institution de rangs sociaux, de titres et de<br />
préséances (ordre institué). Pascal les nomme « grandeurs naturelles » d’une<br />
part, « grandeurs d’établissement » d’autre part.</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">&#8211; Les grandeurs naturelles sont des qualités<br />
comme la science, la vertu ou la force. Les respects naturels qui s’y<br />
rapportent consistent dans l’estime ;</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">&#8211; Les grandeurs d’établissement dépendent des<br />
conventions, elles sont arbitraires et variables : ce sont les dignités<br />
attachées au rang ou à la fonction.</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">La justice consiste à rendre à chacun ce qui<br />
lui est dû. Ainsi il est juste de respecter les grandeurs naturelles, selon leur<br />
ordre : en leur accordant l’estime qu’elles méritent. Il est juste également de<br />
respecter les secondes, selon leur ordre : en leur accordant la simple «<br />
cérémonie extérieure » qu’exige l’ordre social, mais pas plus. Et Pascal de<br />
mettre en garde les Princes : « Si vous agissez extérieurement avec les hommes<br />
selon votre rang, vous devez reconnaître, par une pensée plus cachée mais plus<br />
véritable, que vous n’avez rien naturellement au-dessus d’eux. Si la pensée<br />
publique vous élève au-dessus du commun des hommes, que l’autre vous abaisse et<br />
vous tienne dans une parfaite égalité avec tous les hommes ; car c’est votre<br />
état naturel » (Trois discours sur la condition des grands).</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">On trouvera chez le philosophe <b>Alain</b>,<br />
des formules qui font écho à Pascal : « Lorsque j’obéis, je ne dois plus rien.<br />
En quoi l’on dira que je donnerais un mauvais exemple, le peuple n’étant<br />
disposé à obéir que s’il respecte. Mais je crois au contraire que c’est un très<br />
bon exemple qu’il faut donner, que d’obéir sans adorer ; c’est la République<br />
même. Toute tyrannie vient, il me semble, de ce que les hommes ne savent pas<br />
obéir sans respecter. Car la nécessité d’un pouvoir qui décide, et ainsi assure<br />
l’ordre, n’est pas difficile à comprendre ; mais la plupart de ceux qui ont<br />
compris la nécessité de l’obéissance concluent, et très mal, que celui à qui<br />
ils obéissent a raison. » (Les Propos, 1er mai 1914).</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; mso-layout-grid-align: none; mso-pagination: none;">
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><b><u><span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;">Conclusion </span></u></b><span lang="fr" style="font-size: 16pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: #000C; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-hansi-font-family: Calibri;">: Si chaque individu est intégralement le produit de la société dans<br />
laquelle il apparaît, c’est à la tête pensante de la société, à l’État, qu’il<br />
appartient d’assurer la liberté et même le bonheur des individus. Aux<br />
individus, il appartient seulement d’être de bons citoyens, respectueux des<br />
lois et redevables de tout à l’État. En revanche si l’homme est libre et<br />
responsable, il peut rechercher le bonheur selon ses préférences. Il s’engage à<br />
ne pas porter atteinte à l’espace d’autonomie des autres et en retour ils<br />
doivent tenir le même engagement auprès de lui. Nous devons alors à l’État<br />
l’obéissance pour son rôle d’arbitre dans les conflits et de garant du bon<br />
respect des contrats. Mais n’attendons pas de l’État ce qu’il ne peut nous<br />
donner : le bonheur, la vérité, l’amour, l’estime.</span></span></div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La littérature africaine</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2020/02/06/introduction-la-litterature-africaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SIBY LASSANA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 20:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
		<guid isPermaLink="false"></guid>

					<description><![CDATA[introduction La littérature africaine a dans ses débuts été dominée par les écrivains blancs, et quelques auteurs noirs complaisants à l&#8217;endroit de la métropole. Mais depuis Batouala de Réné Maran en 1921, une veine réaliste sans complaisance a osé s&#8217;exprimer, nonobstant les menaces de l&#8217;administration coloniale. Et Abdoulaye Sadji, même s&#8217;il n&#8217;emprunte pas les sentiers&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on">
</p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">introduction</span></b><br />
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><br />
<br />
La littérature africaine a dans ses débuts été dominée par les écrivains<br />
blancs, et quelques auteurs noirs complaisants à l&#8217;endroit de la métropole.<br />
Mais depuis <i><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Batouala</span></i> de Réné Maran en 1921, une<br />
veine réaliste sans complaisance a osé s&#8217;exprimer, nonobstant les menaces de<br />
l&#8217;administration coloniale. Et Abdoulaye Sadji, même s&#8217;il n&#8217;emprunte pas les<br />
sentiers battus, c&#8217;est-à-dire de faire une critique systématique du<br />
colonisateur, il explore un sujet assez délicat avec une écriture originale<br />
dans son roman <i><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Nini mulâtresse du Sénégal</span></i> publié<br />
en 1951. L&#8217;analyse de ce livre montre que l&#8217;auteur met à nu la mulâtresse. A<br />
travers ces lignes nous verrons comment il a réussi son projet. Vous pourrez<br />
lire quelques notes sur la vie et l&#8217;oeuvre de l&#8217;auteur, lerésumé du roman, la<br />
structure, les personnages, les différents thèmes et l&#8217;écriture du récit.</span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
</div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Les thèmes</span></b></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt 18pt;">
<b><br /><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><br />
</span></b><br />
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><br />
Les différents thèmes sont : la colonisation, le racisme, l’esclavage,<br />
l’exploitation, la civilisation, la tradition, la religion, l’amour. Le souci<br />
de brièveté nous impose de nous limiter à quelques thèmes, qui, de toute façon,<br />
englobent les autres thèmes.</p>
<p>L’histoire de la vie de Nini se déroule sur un décor de <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">colonisation</span></b>. Et c’est ce qui<br />
justifie quelque peu le complexe d’infériorité dont sont victimes les<br />
mulâtresses qui aspirent à une situation et un statut dont jouissent leurs<br />
parents blancs. La colonisation atteint son paroxysme avec la célébration de<br />
fête nationale de la puissance coloniale la France, le 14 juillet p.147. La<br />
colonisation se caractérise aussi par l’exploitation des ressources du pays. La<br />
forte communauté française est une sorte de machine pour piller les ressources<br />
africaines, même les filles ne sont pas épargnées, celles qui ont donné<br />
naissance à des Nini, Nana, Nenettes… Les « Entreprises Fluviales » qui<br />
emploient 42 agents est la preuve palpable de cette volonté de ponction sur les<br />
ressources du pays colonisé.<br />
Quant au <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">racisme</span></b>, il s’organise<br />
naturellement, dans la ville de Saint Louis, avec un système de classes<br />
hiérarchisées. En effet l’ordre d’importance des races s’établit comme suit :<br />
d’abord il y a les Blancs, ensuite les métisses et les Noirs en dernier dans<br />
l’échelle sociale. Il faut remarquer quand bien même qu’ « il y a des<br />
cloisonnements étanches » p.42 entre les mulâtres, on a trois classes chez les<br />
mulâtresses : les presque blanches, les basanées, les peaux foncées, donc plus<br />
proches de la couleur noire. Entre ces différentes couleurs, règne une ségrégation<br />
mortelle.</p>
<p>La <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">civilisation</span></b> occidentale est<br />
très présente ici avec leur <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">culture</span></b> du<br />
cinéma, des boîtes de nuits, et autres lunchs (ou soupers), etc. Et le<br />
narrateur ironise souvent quand il parle « mission civilisatrice » des Blancs.<br />
Mission qui se résumerait dès par une débauche sans pudeur, accompagnée de «<br />
l’usage effréné de l’alcool et de stupéfiants » p.49<br />
En marge de tout cela, se vit une culture, autant dire une tradition africaine<br />
très digne. Ainsi à côté des danses occidentales telles que le valse, monotone.<br />
Le narrateur y fait ressortir les oppositions des deux civilisations : « La<br />
biguine et la rumba sont les deux modes d’une même réaction pour accepter tout<br />
en la repoussant la danse européenne, la civilisation européenne… » p.59<br />
A travers le personnage de Bakary, tout un pan de la <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">tradition africaine</span></b> est mis à<br />
nu. Une tradition faite de croyances mais aussi de superstitions. Il faut lire<br />
les nombreuses allusions à la conception nègre de l’univers dans les pages de<br />
113 à 117. (Vous trouverez bientôt une explication d’un texte dans l’autre blog<br />
sur les exercices littéraires).<br />
Vers la fin de sa vie la grand-mère Hélène va d’ailleurs réclamer les « Tours<br />
», ses ancêtres (p.181)</p>
<p>Les <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">religions</span></b> sont ici présentées<br />
comme des moyens auxquels on recourt après déception. La grand-mère Hélène et<br />
tante Hortense se sont tournées vers la religion chrétienne après maintes<br />
déceptions. Maintenant elles sont abonnées à la messe p.11. Une façon pour<br />
elles de faire leur deuil d’illusions de jeunesse. Quand elle a voulu que le<br />
Blanc épouse sa petite fille, la vieille ira aussi solliciter l’aide d’un<br />
marabout manding, mais au final, c’est elle qui profitera des services du<br />
serigne. Ce qui est caractéristique, c’est le syncrétisme religion que vit<br />
cette population, aussi bien noire que mulâtre. Même Nini, dans le désespoir<br />
accepte les gris-gris (p.122) du marabout tout en louant Jésus Christ. Ce<br />
cocktail religieux se retrouve partout surtout chez les Noirs dont Nini blâme<br />
la conduite en ces termes : « Ils profitent de toutes les fêtes : la Tabaski et<br />
le Ramadan […] les fêtes chrétiennes ou républicaines » p.139. Même les blancs<br />
sont tentés par ce syncrétisme, et à l’invocation du muezzin, Martineau et<br />
Perrin faillirent faire un signe de croix p. 22.</p>
<p>Le thème de l’<b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">amour</span></b> est le<br />
ressort du roman. Chez Nini l’amour ne signifie rien. Ainsi s’interroge-t-elle<br />
sur l’amour prescrit par la religion « Aimez-vous les uns les autres ». On dit<br />
d’elle que « L’amour, pour elle, reste un simple sport » (p.176). Ce qui fait<br />
que le seul vrai amour dans l’histoire est peut-être que celui Ndiaye Matar<br />
éprouve pour Nini. Ce coup de foudre dont il est victime lorsqu’il a vu pour la<br />
première fois Nini au bureau où elle travail. Mais cet amour est quelque peu<br />
faussé parle le désire du Noir de venger la mulâtresse de ces aventuriers<br />
blancs. Qui parle d’amour parle de <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">beauté</span></b>. La<br />
beauté est souvent louée dans le roman. De toute façon métisse rime souvent<br />
avec beauté. La fausse et naïve question de Nini « Peut-on parler de beauté<br />
chez la négresse ? » (p.145) ne doit occulter la beauté de la femme africaine.<br />
Se référer au poème « Femme nue femme noire » de L. S. Senghor dans <i><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Chants d’ombre</span></i> publié en 1945.</p>
<p>des Champs-Élysées.</span></div>
<p></p>
<div class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
<b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">. La biographie de l’auteur</span></b><b><br /><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><br />
<br />
</span></b><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Son père, Demba Sadji était un marabout sérère, et sa mère Oumy Diouf est<br />
issue d&#8217;une famille musulmane léboue. Elle était aussi très conservatrice de sa<br />
tradition animiste. Abdoulaye Sadji fait des études coraniques puis entre à<br />
l’école primaire à onze ans. Il fréquente le Lycée aidherbe avant d’aller à l&#8217;École<br />
normale William Ponty. Il devient l&#8217;un des premiers instituteurs africains en<br />
1929 et exerce en Casamance, à Thiès, Louga, Dakar et Rufisque, où il occupe<br />
ensuite le poste de directeur d&#8217;école et d&#8217;inspecteur Primaire de 1959 à sa<br />
mort, en 1961. Sadji est également le deuxième sénégalais (après Ousmane Socé<br />
Diop) à obtenir le baccalauréat en 1932, défiant ainsi les autorités<br />
coloniales.<br />
Sadji est également engagé dans le combat pour l&#8217;indépendance de son pays et<br />
peut à ce titre être classé parmi les pionniers de la Négritude. Il pratique la<br />
&#8220;Négritude intérieure&#8221;, et c&#8217;est à ce titre que Léopold Sédar Senghor<br />
dit de lui: “(&#8230;) Abdoulaye Sadji appartient, comme Birago Diop, au groupe des<br />
jeunes gens, qui, dans les années 1930, lança le mouvement de la Négritude.<br />
Abdoulaye Sadji n&#8217;a pas beaucoup théorisé sur la Négritude: il a fait mieux, il<br />
a agi par l&#8217;écriture. Il fut l&#8217;un des premiers jeunes Sénégalais, entre les<br />
deux guerres mondiales, à combattre la thèse de l&#8217;assimilation et la fausse<br />
élite des &#8216;évolués&#8217;. Il a, pour cela, multiplié, au-delà des discussions,<br />
articles et conférences”</span></div>
<p></p>
<div class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Bibliographie</span></b></div>
<p></p>
<div class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Ses œuvres les plus connues restent <i><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Maïmouna</span></i> (1953). Ce roman relate, à<br />
l’image de <i><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Nini Mulâtresse du Sénégal</span></i> (1954),<br />
le parcours de jeunes femmes africaines qui, à l&#8217;image d&#8217;un continent en<br />
transition, connaissent espoir, doutes et désillusions. <i><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Tounka</span></i> une légende de la mer est<br />
publié en 1952, suivi en 1953 d’un livre de contes ancrés dans le folklore<br />
sénégalais <i><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Leuk-Le-Lièvre</span></i>, en collaboration<br />
avec Léopold Sédar Senghor qui en assure la partie grammaticale. <i><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Modou Fatim</span></i> paraît en 1960<br />
Il a donné aussi de nombreux articles dans les revues Présence africaine et<br />
Paris-Dakar<br />
Il écrit également des nouvelles <i><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Tragique Hyménée</span></i><br />
(1948), <i><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Un rappel de solde</span></i> (1957).<br />
A titre posthume paraîtra son essai <i><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Ce que dit la musique<br />
africaine</span></i> en 1985.</span></div>
<p></p>
<div class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
<b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">III. Structure du roman</span></b><br />
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><br />
<br />
Le roman est constitué de deux grandes parties. La première va de la page 9 à<br />
la page 150. La deuxième de la page 151 à la fin. Toutefois, pour une<br />
compréhension plus aisée, nous considérerons différentes séquences qui se<br />
fondent sur des datent importantes qui coïncident d’ailleurs à des événements<br />
ou faits dans les six mois de la vie de l’héroïne, événements aussi qui<br />
rythment la vie des ndar ndar ou saint-louisiens.</p>
<p><b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">1re séquence</span></b> : Dès le début,<br />
dans le mois de février, le romancier raconte la vie monotone de Nini et son<br />
travail de routine au bureau, car elle est dactylographe.</p>
<p><b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">2ème séquence</span></b> : Il se produit<br />
un événement important : la lettre de Ndiaye Matar qui est comptable aux<br />
Travaux Publics, bouleverse momentanément la tranquillité de la mulâtresse.<br />
Elle se confie à Madou, son amie qui lui propose de se venger de cette<br />
déclaration d’amour du Noir. Et là Nini a peur de sa propre couleur, de ce que<br />
ce noir lui rappelle ce qu’elle est.</p>
<p><b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">3ème séquence</span></b> : Autre<br />
événement, celui du mariage de Dédée, une mulâtresse avec un Blanc, Monsieur<br />
Darrivey, le samedi 27 février. Ce mariage redonne de l’espoir à Nini.<br />
4ème séquence : Sachant que le mariage d’une mulâtresse avec un Blanc est fort<br />
possible à Saint-Louis, la famille de Nini décide de prendre le taureau par les<br />
cornes. Et afin de réaliser leurs rêves de toujours à travers leur fille, c’est<br />
la grand-mère va voir un marabout avec l’aide d’une cousine Khady.</p>
<p><b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">5ème séquence</span></b> : C’est le 13<br />
juillet, veille de la fête de l’indépendance de la France. Nini invite à dîner<br />
ses amis blancs Perrin et Martineau, pour faire manger à ce dernier la potion<br />
magique du marabout.</p>
<p><b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">6ème séquence</span></b> : Cette séquence<br />
est une sorte clôture, un dernier acte dans cette tranche de vie de Nini. C’est<br />
la fête du 14 juillet aussi. A la liquidation de la compagnie, les Blancs sont<br />
remerciés, et ils rentrent à l’hexagone. Nini aussi part pour la France, fuyant<br />
ainsi les commérages des ses amies.</span></div>
<p></p>
<div class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
<b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">IV. Les personnages</span></b><b><br /><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><br />
</span></b><br />
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><br />
Etudier les personnages dans ce roman revient surtout à explorer des<br />
mentalités. Les mentalités des races noires, blanches, et surtout celles des<br />
mulâtresses, ces métisses biologiques comme écrivait Frantz Fanon dans <i><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Peau noire, masques blancs</span></i>.<br />
Etudier les personnages, c’est également s’attarder souvent sur la psychologie<br />
des Noirs. Voilà en somme à quoi s’en tenir pour lire à travers l’analyse des<br />
protagonistes du récit. Nous verrons pour plus de commodité pratique l’«<br />
élément » mulâtresse, ensuite la population noire et enfin les Blancs.</p>
<p><b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">1. Les mulâtres</span></b></span><br />
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><br />
<br />
<b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Nini</span></b> : Nini, c’est son<br />
diminutif ou son pseudonyme, car elle s’appelle <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Virginie<br />
Maerle</span></b>. Elle a 22 ans dans le roman. Son portrait physique est<br />
favorable, car Nini est belle. Elle a une peau presque blanche, qu’elle tient<br />
de son père. Blanche à 1/5, et le narrateur note que Nini est « café au lait »<br />
presque blanche… un miracle de la nature a voulu qu’elle soit blonde avec des<br />
yeux bleus » p.41. De sa race noire, elle pris un « petit nez écrasé » avec des<br />
narines ouvertes, « des lèvres fortes » et la « démarche féline ». Cette<br />
dernière description physique est, on le voit, subjective, car le narrateur y<br />
vante les canons de la beauté de la négresse, et insiste sur la part de la<br />
mulâtresse qui revient à son côté maternel.<br />
Nini est souvent triste parce qu’elle est hantée par le sang noir qu’elle a<br />
dans ses veines et qu’elle veut ignorer, mais affiche une mine joviale, gaie.<br />
Par rapport à la religion chrétienne à laquelle elle appartient, Nini passe<br />
pour une non pratiquante. Pourtant elle était dans un couvent jusqu’à 15 ans –<br />
établissement où les jeunes filles ont un encadrement et un enseignement<br />
religieux. D’ailleurs elle a de l’aversion pour la religion musulmane, en<br />
témoigne son attitude vis-à-vis de l’appel à la prière du muezzin. p.22.<br />
« Dis-moi ce que tu lis, je te dis qui tu es », ainsi on peut avoir une idée<br />
sur la psychologie de Nini. Sa lecture Deux nuits de volupté de Marot, L’Amant<br />
d’une nuit de Ronsard et La Muse gauloise de Verlaine p. 33. Nini est une<br />
rêveuse, même dans ses lectures on retrouve cette disposition à s’évader : «<br />
Nini rêve au lieu de lire » p.33. Voilà ce qui justifie qu’elle ne connaît rien<br />
de ce qu’elle prétend lire, et elle classe le philosophe Montesquieu parmi les<br />
romantiques pp. 36-37.</p>
<p><b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Madeleine Meckey</span></b> ou <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Madou</span></b>. Elle est l’amie de Nini<br />
et sa réplique, mais moins blanche et moins raffinée qu’elle. Elle a aussi<br />
honte de l’élément noir de sa peau. C’est pourquoi elle ne veut que son ami<br />
Perrin voit ses parents.</p>
<p><b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Grand-mère Hélène</span></b> et <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">tante Hortense</span></b> : ce sont les<br />
deux seules parentes qui restent à Nini. Elles ont eu leurs moments de rêve<br />
d’être épousées par des Blancs. Maintenant, désillusionnées, elles se replient<br />
sur elles-mêmes et trouvent refuge dans la religion chrétienne, et ne ratent<br />
jamais la messe.</p>
<p><b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Dédée</span></b> est la mulâtresse de «<br />
demi-teinte » p.95 qui se marie avec un Blanc M<b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">.<br />
Darrivey</span></b>.<br />
Il y a aussi la tante de Dédée, <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Sylvie</span></b>. Elle<br />
tient à son gendre et est très jalouse de lui.<br />
La population mulâtresse est constituée également d’autres comparses telles que<br />
<b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Nana</span></b> p. 76, <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Lia</span></b> p. 171, <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Mimi</span></b>, <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Nénée</span></b>, <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Nénette</span></b>, <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Titi</span></b>. Elles sont des amies,<br />
autant dire des compagnons de Nini.<br />
.<br />
<b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">2. Les Noirs</span></b></span><br />
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><br />
<br />
<b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Ndiaye Matar</span></b> : A le juger par<br />
ses manières et sa tenue, tout laisse croire que c’est un Blanc. Voilà ce qui<br />
justifie que sa lettre à Nini soit surprenante. C’est un noir, et son nom<br />
l’identifie.<br />
Ndiaye Matar est « très élégant et correctement vêtu » p. 37 Il est très<br />
respectueux et très respecté par les Blancs surtout. D’ailleurs pour le saluer<br />
Martineau se lève et entend le titre de respect « monsieur ». C’est le type du<br />
civilisé sans perdre sa nature. On peut lire à la page 63 qu’il est «<br />
originaire de Dakar, il a été affecté à Saint-Louis, aux Travaux Publics après<br />
son succès à la première partie du baccalauréat… » Un peu révolutionnaire, il<br />
veut défendre les droits de ses congénères, mêmes ceux des métisses. Mais son<br />
vain combat est caricaturé par le narrateur qui le compare à Don Quichotte de<br />
la Manche, chevalier de la Triste figure p.66.<br />
Son amour pour Nini est un coup de foudre p. 65. C’est un amour sincère, mais<br />
un peu une manière pour lui de sauver Nini de cette race blanche dont elle<br />
victime de rejet sans le savoir.</p>
<p><b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Bakary</span></b> : le boy de la famille<br />
de Nini. Un vrai noir avec la couleur et la tradition. Il représente le type du<br />
boy esclave. A cause de lui, Perrin pense que Nini vit l’époque de l’esclavage,<br />
par la manière de celle de la traiter. Il est docile et candide. Son français<br />
petit nègre le caractérise p.12.</p>
<p><b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Mamadou</span></b> : le planton dans le<br />
service où travail Nini. Il es le contraire de Bakary. Loin d’être soumis,<br />
souvent de mauvaise humeur et très rancunier, mais son travail comme il faut.<br />
Il représente le nègre rebelle. Il parle bien français, mais fait toujours<br />
exprès de parler wolof avec Nini, histoire de se moquer d’elle.</p>
<p>Du côté des Noirs, Nini est apparentée. <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Khady</span></b>, c’est<br />
la cousine de sa grand-mère Hélène p.119. C’est elle qui servira de relais<br />
entre grand-mère Hélène et sa tradition. Elle emmène cette dernière à un<br />
marabout manding.<br />
<b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Fatou Fall</span></b> est une cousine<br />
noire de Nini. Elle est très belle, car les Blancs l’apprécient plus qu’à Nini.<br />
« Elle est rudement belle, la « djiguène », échappe à Perrin. Et cela est<br />
confirmé par son ami qui ajoute « follement séduisante » p.143, à croire que<br />
les Blancs en deviennent fous. D’ailleurs Nini en devient même jalouse devant<br />
les remarques de ses invités Martineau et Perrin. Durant cette soirée, elle est<br />
ainsi décrite par le narrateur : « Fatou Fall a pris sa camisole ajourée,<br />
blanche comme la vertu, et un pagne de même couleur travaillé par des rayures<br />
noires » p.137</p>
<p>Le <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">marabout</span></b> <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">manding</span></b>, représente à la fois<br />
l’islam et la religion africaine animiste.</p>
<p><b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">3. Les Blancs</span></b></span><br />
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><br />
<br />
Il y a surtout <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Jean Martineau</span></b><br />
et <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Perrin</span></b>, les collègues de<br />
travail et de bureau de Nini. Respectivement aussi amants occasionnels de Nini<br />
et de Madou. Martineau est un intellectuel, licencié en droit et diplômé de<br />
Sciences-Po p.170. Perrin est un homme franc qui n’hésite pas faire des<br />
remarques blessantes à l’endroit de Nini, et des compliment envers les Noirs.<br />
D’autres personnages blancs sont épisodiques à l’image du <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">patron de Nini</span></b>, qui est sec et<br />
sévère p.47 ; <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Monsieur Campian</span></b>,<br />
ingénieur et l’une des hautes personnalités de la ville, et très « négrophile »<br />
tout comme le professeur du lycée Faidherbe, <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">M.<br />
Roddin</span></b> p.60.<br />
M. <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Darrivey</span></b>, c’est lui qui épouse<br />
la mulâtresse Dédée. Il est l’adjoint des Services Civils Le portrait que<br />
dresse Nini de lui est très complaisant pp.98-99</p>
<p>Le docteur <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Finot</span></b> représente la médecine<br />
blanche moderne. P179</p>
<p>Cette étude des personnages révèle des vérités tues par le narrateur, mais qui<br />
peuvent se lire entre les lignes. On retiendra surtout une critique assez<br />
sévère vis-à-vis du comportement des mulâtresses qui refusent d’ouvrir les yeux<br />
pour voir la vérité en face. Mais on a l’impression qu’elles sont amendées par<br />
leur manque de culture, d’études poussées. Comme Nini, elles sont naïves.<br />
D’ailleurs tous les intellectuels du livre apprécient les Noirs. Ensuite elles<br />
sont le produit de cette race qu’elles détestent, et sont rejetées par celle-là<br />
même à laquelle elles aspirent.</span></div>
<p></p>
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</div>
<p></p>
<div class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
<b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Conclusion</span></b><br />
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><br />
<br />
<i><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Nini</span></i> est un roman très critique.<br />
Abdoulaye Sadji y multiplie les coups de boutoir avec des attaques à la grande<br />
famille mulâtresse, mais aussi au système colonial dont les enfants,<br />
biologiques et psychologiques, sont ici vitupérés. La qualité du récit réside<br />
dans l&#8217;illusion dans laquelle vivent les personnages et la purge dont<br />
l&#8217;éventuel lecteur pourrait bénéficier. Pour réussir ce coup de force, le<br />
romancier use de beaucoup de moyens que lui offre la langue française, mais<br />
aussi la culture africaine, sénégalaise.<br />
Même si on a pu dire que l&#8217;auteur a écrit ce roman en réaction à une déception<br />
causée par une mulâtresse, il n&#8217;en demeure pas moins que c&#8217;est la réalité d&#8217;une<br />
époque qui se lit dans ce roman. Son humour et son ironie permettent de l<br />
classer parmi les grands écrivains africains de la littérature coloniale.</span></div>
<p></p>
<div class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
</div>
<p></p>
<div class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Temps<br />
et espace</span></b></div>
<p></p>
<div class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt;">
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Le roman se passe à Saint-Louis-du-Sénégal<br />
durant l&#8217;époque coloniale. Il raconte une courte période de la vie de Nini : sa<br />
rencontre avec un Blanc qui lui promet le mariage. &#8221; Nini est l&#8217;éternel<br />
portrait moral de la mulâtresse, qu&#8217;elle soit du Sénégal, des Antilles ou des<br />
deux Amériques. C&#8217;est le portrait de l&#8217;être physiquement et moralement hybride<br />
qui, dans l&#8217;inconscience de ses réactions les plus spontanées, cherche toujours<br />
à s&#8217;élever au-dessus de la condition qui lui est faite, c&#8217;est-à-dire au-dessus<br />
d&#8217;une humanité qu&#8217;il considère comme inférieure mais à laquelle un destin le<br />
lie inexorablement. &#8220;</span><a href="https://www.blogger.com/null" name="_GoBack"></a></div>
<p></p>
<div class="MsoListParagraphCxSpLast" style="margin: 0cm 0cm 10pt 36pt;">
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>fable</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2020/02/06/blog-page_40/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SIBY LASSANA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 20:36:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
		<guid isPermaLink="false"></guid>

					<description><![CDATA[Définition Une fable est un court récit en vers ou en prose qui vise à donner de façon plaisante une leçon de vie. Elle se caractérise souvent par la mise en scène d&#8217;animaux qui parlent mais peut également mettre en scène d’autres entités ou des êtres humains. Une morale est généralement exprimée à la fin&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on">
</p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;">Définition</span></b><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"> </span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Une <b>fable</b><br />
est un court </span></span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9cit" title="Récit"><span style="color: windowtext; font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">récit</span></span></a><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"> en </span></span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Vers" title="Vers"><span style="color: windowtext; font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">vers</span></span></a><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"> ou en </span></span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Prose" title="Prose"><span style="color: windowtext; font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">prose</span></span></a><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"> qui vise à donner de façon plaisante<br />
une leçon de vie. Elle se caractérise souvent par la mise en scène </span></span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Animal" title="Animal"><span style="color: windowtext; font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">d&#8217;animaux</span></span></a><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"> qui parlent mais peut également<br />
mettre en scène d’autres entités ou des êtres humains. Une morale est<br />
généralement exprimée à la fin ou au début de la fable. Celle-ci est parfois<br />
implicite, le lecteur devant la dégager lui-même.</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">I les caractéristiques de la fable </span></span></b></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span><span class="titre2">a) Le loup</span></span></span></b><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><br /><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><br />
Cruel, tyrannique, supérieur.<br />
Champ lexical de la haine : &#8220;plein de rage&#8221;, &#8220;colère&#8221;… Le<br />
Loup se comporte en prédateur, soumis à ses instincts, à sa &#8220;faim&#8221;, à<br />
ses pulsions agressives et cruelles&nbsp;: son discours est plein de menaces &#8211;<br />
&#8220;Tu seras châtié&#8221; -, d&#8217;affirmations sans fondement.<br />
Royauté : &#8220;sire&#8221;, &#8220;majesté&#8221;…<br />
Loup = symbole de la force<br />
Dédain envers l&#8217;agneau.<br />
<span class="titre2"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">b) L’agneau</b></span><br />
L&#8217;a</span><a href="https://www.blogger.com/null" name="_GoBack"></a><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">gneau est un être doux et innocent, honnête et<br />
respectueux. Le lecteur a d&#8217;autant moins de peine à passer du monde animal au<br />
monde humain que La Fontaine nous y prépare. Quand l&#8217;agneau s&#8217;adresse au loup<br />
comme un modeste sujet à son roi (&#8220;Sire&#8221;, &#8220;Votre Majesté&#8221;).<br />
La Fontaine nous invite à voir derrière le récit animalier les rapports de<br />
force de la société humaine du XVIIe siècle, sous la monarchie absolue de Louis<br />
XIV.<br />
Compassion du lecteur, pitié envers l’agneau<br />
<span class="titre2"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">c) Relation entre les<br />
deux animaux</b></span><br />
Le loup est supérieur à l’agneau au niveau physique et aussi au niveau<br />
&#8220;social&#8221;.<br />
L’agneau s’adresse au loup par la 3ème personne du singulier, ce qui est une<br />
marque de respect<br />
Le loup s&#8217;adresse à l’agneau par la 2ème personne du singulier -&gt; manque de<br />
respect</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;">II)<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;<br />
</span>les caractéristiques de l&#8217;écriture de classicisme</span></b></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Le<br />
classicisme du <span class="romain">XVII</span><sup>e</sup>&nbsp;siècle est loin<br />
de se limiter à une imitation des Anciens. Doctes et littéraires inventent en<br />
fait une esthétique fondée sur des principes d&#8217;ordre assez contraignants qui<br />
amèneront la critique moderne à assimiler classicisme et respect des règles. L’écriture<br />
classique se veut fonder sur la raison. On y a parfois vu l&#8217;influence du<br />
rationalisme de </span></span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Descartes" title="René Descartes"><span style="color: windowtext; font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Descartes</span></span></a><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">, mais il s&#8217;agit plutôt d&#8217;un intérêt<br />
pour la lucidité et l&#8217;analyse. Les héros et héroïnes classiques ne sont en<br />
général pas rationnels, mais leurs passions, souvent violentes, sont analysées<br />
par l&#8217;écriture qui les rend intelligibles</span></span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Classicisme#cite_note-5"><sup><span style="color: windowtext; font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">5</span></span></sup></a><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">. Le classicisme est donc davantage<br />
influencé par une volonté de soumettre le déraisonnable à l&#8217;ordre de la raison<br />
que par un véritable rationalisme qui inspirera plus tard les philosophes des<br />
Lumières. En créant une forme d&#8217;ordre, les écrivains classiques recherchent au<br />
plus haut point le <i>naturel</i>. Donner l&#8217;impression d&#8217;une parfaite<br />
adéquation entre la forme et le fond et d&#8217;une écriture qui coule de source est<br />
en effet l&#8217;idéal du style classique. À cet égard, le classicisme entre<br />
effectivement en tension avec ce que fut le style baroque. Charles Sorel écrit<br />
ainsi&nbsp;: «&nbsp;<i>Leur langage naturel qui paraît simple aux esprits<br />
vulgaires est plus difficile à observer que ces langages enflés dont la plupart<br />
du monde fait tant d&#8217;estime.</i> »</span></span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Classicisme#cite_note-6"><sup><span style="color: windowtext; font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">6</span></span></sup></a><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"> Cette recherche d&#8217;une forme de<br />
simplicité dans l&#8217;écriture fera l&#8217;admiration de nombreux auteurs du <span class="romain">XX</span><sup>e</sup>&nbsp;siècle tels que </span></span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Val%C3%A9ry" title="Paul Valéry"><span style="color: windowtext; font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Valéry</span></span></a><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">, </span></span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Gide" title="André Gide"><span style="color: windowtext; font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Gide</span></span></a><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">, </span></span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Camus" title="Albert Camus"><span style="color: windowtext; font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Camus</span></span></a><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">, ou Ponge. Or pour donner<br />
l&#8217;impression de naturel, il importe avant tout de ne pas choquer le lecteur.<br />
C&#8217;est pourquoi les règles de vraisemblance et de bienséance jouent un rôle<br />
majeur au <span class="romain">XVII</span><sup>e</sup>&nbsp;siècle.<br />
La vraisemblance correspond à ce qui peut paraître vrai. L&#8217;objectif n&#8217;est pas<br />
de représenter la vérité, mais de respecter les cadres de ce que le public de<br />
l&#8217;époque considère comme possible. </span></span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Boileau" title="Nicolas Boileau"><span style="color: windowtext; font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Boileau</span></span></a><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"> a pu dire dans son </span></span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Art_po%C3%A9tique_%28Boileau%29" title="L'Art poétique (Boileau)"><i><span style="color: windowtext; font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Art poétique</span></span></i></a><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"> que «&nbsp;le vrai peut quelquefois n&#8217;être pas<br />
vraisemblable&nbsp;». Est vraisemblable ce qui correspond aux opinions du<br />
public en termes de morale, de rapports sociaux, de niveau de langue utilisé,<br />
etc. Le plus grand reproche que l&#8217;on ait fait au </span></span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cid_%28Corneille%29" title="Le Cid (Corneille)"><i><span style="color: windowtext; font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Cid</span></span></i></a><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"> est de proposer une fin invraisemblable, car la morale ne peut accepter<br />
qu&#8217;une fille épouse le meurtrier de son père même si le fait est historique.</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">III) Etude de la fable le loup et<br />
l&#8217;agneau</span></span></b></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><span style="color: black; font-size: 14pt; line-height: 115%;">Pour<br />
cette fable <i>Le loup et l’Agneau</i>, la morale est la suivante&nbsp;: la<br />
raison du plus fort est toujours la meilleure. L’agneau est effrayé par le loup<br />
qui va tenter de justifier l’acte qu’il va commettre. Le terme procès, à la fin<br />
de la fable, nous fait réfléchir en quoi cela pourrait être réellement un<br />
procès et que ce soit nous, les lecteurs, qui allons en être les juges. Dans<br />
cette fable, le loup est l’accusateur, celui qui dénonce, et l’agneau est le<br />
défendeur, celui qui tente de se défendre. Le loup est la victime qui ne se<br />
fait pas épargner par les bergers et les chiens et il veut se venger. L’agneau<br />
est l’agresseur qui rapporte le loup aux autres et qui lui crée des problèmes.<br />
C’est la prétention du loup qui veut avoir raison et qu’il se venge sur<br />
l’agneau sans aucune autre forme de procès.</span></span></div>
<p></p>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<span class="titre"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;">Conclusion</span></span></span><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><br /><span style="font-family: &quot;calibri&quot;;"><br />
<br />
Il s’agit dans cette fable de déployer une histoire dont l’issue est connue<br />
d’emblée. L’argumentation logique et sincère de l’agneau est broyée par la<br />
mauvaise foi du loup et la morale initiale prend tout son sens. La raison&nbsp;<br />
du plus fort ne représente pas la logique du plus brillant mais les motifs<br />
ultimes du puissant qui ne sont pas littéralement les meilleurs mais qui<br />
triomphent de tout. La fable <b><span style="font-family: &quot;calibri&quot; , &quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Le Loup et l&#8217;Agneau</span></b><br />
de la Fontaine est donc une dénonciation du pouvoir et de la justice sous Louis<br />
XIV.</span></span></div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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