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	<title>roman &#8211; SIBY INFORMATIQUE</title>
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		<title>NATURE ET CULTURE</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 02:23:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le terme ‘’nature’’ désigne les charmes paisibles de la campagne, la pureté de l’air, l’authenticité des choses, les quatre éléments, l’environnement, le milieu physique, ce que l’homme trouve sur place, le monde, l’univers, tout ce qui ne relève pas de l’activité transformatrice de l’homme. Elle peut aussi renvoyer à l’instinct, aux pulsions primitives, ce avec&#8230;]]></description>
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<p>Le terme ‘’nature’’ désigne les charmes paisibles de la campagne, la pureté de l’air, l’authenticité des choses, les quatre éléments, l’environnement, le milieu physique, ce que l’homme trouve sur place, le monde, l’univers, tout ce qui ne relève pas de l’activité transformatrice de l’homme. Elle peut aussi renvoyer à l’instinct, aux pulsions primitives, ce avec quoi l’on nait, l’hérédité psychobiologique, le patrimoine génétique, l’inné, tout ce qui est universel chez l’homme, tout ce qui se caractérise par la spontanéité.</p>



<span id="more-635"></span>



<p><br>La nature peut encore se définir comme ce que Dieu nous a donné, l’âme ou l’essence ou bien Dieu lui-même. La force qui régit souverainement l’univers.<br>   La culture quant à elle peut se comprendre d’abord comme l’action de cultiver, la mise en valeur de la nature (ici le monde physique). Elle peut aussi se définir comme la civilisation, la formation du citoyen, l’éducation, l’acquis, l’ensemble des acquisitions d’un individu hors d’une société, tout ce qui dans le comportement parvient d’un apport extérieur. C’est aussi le langage articulé, le relatif, le particulier, un ensemble complexe de croyances, de coutumes, des stipulations et d’institutions que l’on désigne sous le nom de prohibition de l’inceste.<br>Existe-t-il une nature humaine ?<br>Cette clarification nous mène à nous poser la question de l’existence d’une nature humaine.<br>-sur le plan scientifique, l’homme est un ensemble de caractéristique psychobiologique. En effet, il est corps et raison. A la naissance, l’homme apparait sous une forme particulière quel que soient sa couleur et son appartenance sociale. Il est constitué d’organes, de membres, d’instincts, de pulsions et de cerveau. Celui-ci se présente comme un réceptacle et est ce qui permet à l’homme de recevoir des données extérieures, d’être formé. L’ensemble de ces dispositions naturels que l’homme apporte à la naissance est ce qu’on nomme HEREDITE et que les psychologues appellent l’équipement congénital ou l’appareil biologique.<br>Il s’agit d’un fond commun à tout les hommes qui restent immuable, c’est-à-dire ce qui ne change pas. C’est ce que LEVI-STRAUSS appelle l’«universel», ce qui «relève de l’ordre de la nature» et qui «se caractérise par la spontanéité». C’est le noyau dur, immuable, que les biologistes tels qu’ALEXIS CARREL et GOBBINEAU désignent sous l’appellation de nature humaine. <br>-sur le plan philosophique, il existe par contre une vive polémique entre les IDEALISTES et les EXISTENTIALISTES à propos de l’existence de la nature humaine. Déjà, chez PLATON, on retrouve une conception de l’homme qui fait abstraction de son apparence pour ne porter attention qu’à sa dimension spirituelle. L’homme, nous dit PLATON, est son essence, c’est-à-dire son âme. Dans LE PHEDON, il l’a considère comme l’être véritable d’autan plus que a réalité concrète est changeante. La nature humaine serait donc cet être immuable qui est chez tout homme et qui fait qu’il soit appelé homme. Ce qui reste le même chez chacun et qui ne change pas. C’est l’idée elle-même d’homme tel que nous la présente l’anthropologie philosophique. Celle à partir de laquelle la qualité est définie. Elle est non seulement immuable mais immortelle contrairement au corps.<br>Pour ce qui est des EXISTENTIALISTES, ils rejettent l’idée d’une nature humaine. En effet, pour eux, il n’existe ni essence ni nature humaine qui serait donnée d’avance. Pour JEAN PAUL SARTRE : «l’homme n’est rien d’autre que son projet, il n’existe que dans la mesure où il se réalise, il n’est donc rien d’autre que l’ensemble de ses actes, rien d’autres que sa vie». Ce qu’il faut retenir par là, c’est que, ce que l’homme est, dépend de ses choix individuels, de son engagement. Il est à lui-même son propre projet. Il n’a donc pas de destin préétabli qui prévoit ce qu’il sera ou qui dit d’avance qui il sera. S’il pourrait se définir, il se définirait selon sa liberté. «En effet, tout est permis si Dieu n’existe pas, et par conséquent l’homme est délaissé, parce qu’il ne trouve ni en lui, ni hors de lui une possibilité de s’accrocher». Son devenir est placé sous sa volonté, sous sa responsabilité. Son avenir est une page blanche, une case vide, selon LUCIEN MALSON. Il n’est donc ni connaissable à l’avance ni définissable. LUC FERRY et ANDRE COMTE SPONVILLE le considèrent comme un être indéterminé, libre de l’influence de la nature. C’est un «être d’antinature (…), son essence est de ne pas avoir d’essence».  A sa naissance, il est un ensemble de possibilité, de virtualité aussi légère qu’une transparente vapeur d’eau. L’homme est donc en devenir et, selon LUCIEN MALSON, «il n’est pas encore réalisé, il est en réalisation».<br>Le fait culturel :<br>Comme précédemment énoncé, la culture est tout ce que l’homme ajoute à la nature, qu’il s’agisse du milieu physique ou de la nature propre de l’homme.<br>Dans le cas premier, la culture est l’action transformatrice du milieu naturel. Contrairement à l’animal qui est déterminé, l’homme ne peut se contenter de suivre, d’obéir aux lois de la nature. En effet, l’animal est agit, il ne fait que suivre un plan déjà ficelé par la nature. Il est comme programmé, il répète toujours les mêmes opérations. Il subit ainsi le déterminisme naturel. L’oiseau par exemple fera toujours son nid de la même manière, l’abeille fait à chaque fois la même ruche. Par contre, l’homme a su se mettre à l’écoute de la nature pour en comprendre des lois. La maitrise de celle-ci lui a permis de la transformer et de la soumettre à sa volonté. Ainsi, si l’animal subit le déterminisme naturel, la nature, l’homme agit sur elle, il le domine et s’en libère grâce à la raison.<br>Il invente des objets, des outils qui seront le prolongement de ses mains. Ces intermédiaires qu’il fabrique lui sont indispensables car à la naissance, l’homme est nu et désarmé. De plus, selon FRANCIS BACON : «la main et l’entendement abandonnés à lui-même n’ont qu’un pouvoir très limité ; ce sont les instruments et les autres genres de secours qui font presque tout, secours et instruments non moins nécessaires à l’esprit qu’à la main».<br>Par ailleurs, en même que l’homme agit sur le milieu extérieur, il «se nie lui-même, il s’éduque, il refuse par exemple de donner à la satisfaction de ses besoins animaux ce cours libre auquel l’animal n’apportait pas de réserve», comme le dit GEORGES BATAILLE. Ce second sens du mot culture est donc étroitement inhérent au premier où cette notion signifie Travail. Ici, en effet, la culture est ce qui humanise l’homme. Elle est en quel que sorte un rempart contre la barbarie, du moins elle devrait l’être. Selon MICHEL LERIS qui cite RALPH LINTON, la culture est un «ensemble organisé de comportements appris et résultats de comportements, dont les éléments composants sont partagés et transmis par les membres d’une société particulière». Elle diffère, de ce point de vue, des instruments et outils de la technique. Il s’agit de la religion, de la morale, de la science, de la littérature, de la philosophie, de l’art, en un mot de tout ce qui entre dans l’éducation et qui est transmit par les membres d’une société. A ce niveau, il convient de noter qu’il existe une multiplicité de cultures qui varient d’une société à l’autre et d’une époque à l’autre. Donc les cultures sont différentes. En effet, les modes de vie, les coutumes, les pratiques culturelles et cultuelles, les normes de référence, les institutions sont spécifiques à chaque groupe social. On parle alors de relativité culturelle ou de multiculturalisme.  C’est ainsi que si certains peuples sont monothéistes, d’autres sont polythéistes. Par ailleurs, nous n’avons pas les mêmes modes vestimentaires et alimentaires. Du point de vue des traditions, nous notons aussi des différences. Ainsi, au Sénégal par exemple, ce sont les hommes qui donnent la dit contrairement en Inde où c’est la famille de la mariée qui s’en acquitte. Enfin, le mariage homosexuel est autorisé en Hollande alors qu’il est pratiquement interdit dans tous les pays d’Afrique. Cela a pour conséquence de créer des barrières entre les peuples et ainsi que la montée du racisme et de la xénophobie.<br>Aujourd’hui, il est possible de parler également de métissage culturel ou de dialogue entre les cultures. Il y a alors un rapprochement entre les peuples. Ceci se traduit à travers le phénomène de la mondialisation. Ainsi, le monde est devenu conne un village planétaire. Le développement des technologies de l’information et de la communication a facilité l’accès à l’information, la libre échange, la circulation des personnes et des biens. Nous assistons à une délocalisation de certaines industries. Cela permet le transfert des compétences et de technologies.<br>Cependant, l’universalité culturelle cache de graves problèmes. En effet, elle engendre chez certains un déracinement, une acculturation. Ainsi, certains renient leur culture pour épouser celle d’autres. Certaines cultures sont menacées de disparition. Il s’en suit dégradation des valeurs et une perte de repère sans précédents, comme le dit SERGES LATOUCHE. Les pays techniquement et scientifiquement avancés imposent leurs cultures aux pays les moins avancés. Cette influence extérieure est à l’origine de la dégradation des mœurs, du conflit de générations. La perversion gagne du terrain de même que le proxénétisme, la prostitution clandestin, la cybercriminalité, la pornographie. Pour faire face à de tels fléaux, certains comme SENGHOR ont proposé «l’enracinement et l’ouverture», d’autre comme CESAIRE «le retour aux sources». </p>



<p>Le travail :</p>



<p>Le travail peut être défini comme une activité de production d’une réalité utile. C’est aussi un exercice professionnel réglementé.<br>-Le travail comme libérateur :<br>Si l’on se place du point de vue de la religion, le travail est une source de réalisation, d’humanisation. Dans l’éthique protestante, l’homme est considère comme l’être le plus parfait de la création : il est fait a l’image de Dieu. Or, pour mériter ce statut ; il doit poursuivre et approfondir l’œuvre créatrice de Dieu. Il devra faire fructifier les ressources en germe dans la nature. On comprend d’ailleurs pourquoi chez les Mourides du Sénégal,&nbsp; la l’oisiveté est condamnée. Max Weber l’a compare d’ailleurs à une contemplation inactive qui se fait au détriment du travail producteur.<br>Par ailleurs, nous avons l’habitude d’appeler les gens par leur métier, par leur caste. Chez les «Pular» du Fouta du Sénégal, la distinction est faite entre les hommes en fonction de leur travail. De ce point de vue, ce dernier est un facteur d’intégration socioprofessionnel. De plus, non seulement le travail insert l’homme parmi ses semblables mais également il lui confère une dignité par rapport aux animaux. Il est également un moyen d’échapper à l’imminence de la mort. Pour MICHEL FAUCAULT, «c’est parce que les ressources naturelles sont insuffisantes que les hommes travaillent». Donc le travail est une activité par laquelle l’homme se libère de la nature et diffère la mort, autrement dit retarder la mort. Ceci, d’ailleurs, place le travail au centre de l’économie. Il note : «à chaque instant de son histoire, l’humanité ne travaille que sous la menace de la mort : toute population, si elle ne trouve pas de ressources, est vouée à s’éteindre», sauf que l’homme, comme nous l’avons évoqué, ne se maintient en vie en suivant la nature. Il l’a façonne et en tire des outils, des outils qu’il fabrique et qui sont une manifestation de son esprit. HEGEL écrit dans ce sens : «un instrument inventé par l’homme est plus haut qu’une chose de la nature ; car il est une production de l’esprit». L’homme est donc travailleur et technicien.<br>Dans la dialectique du maitre et de l’esclave, celui devient le maitre du maitre en travaillant et en soumettant le monde extérieur à sa propre force. Par le travail, l’homme humanise le monde. Dans la conception hégélienne, le travail opère une conversion en produisant un renversement dialectique entre le maitre qui vit dans la l’oisiveté et l’esclave travailleur. Ce dernier se libère de la nature mais aussi de la domination du maitre qui devient l’esclave de l’esclave.<br>Pourtant, toutes ces considérations ne devraient pas cacher les critiques faites du travail.<br>-Le travail comme facteur d’aliénation :<br>Même s’il est facteur d’intégration, le travail n’en est pas moins source d’inégalité socioprofessionnelle et économique.<br>-Sur le plan social, la différence des métiers a été à l’origine des castes. Et, au lieu de se traduire par une intégration, le travail est à l’origine du clivage, de la répartition de la société en classes, de la marginalisation des chômeurs. Dans nos sociétés modernes, seul les riches et ceux dont le travail est subtilement rémunéré sont respectes. Cela a pour conséquence de nombreux maux dont l’exclusion sociale, la stigmatisation et la montée en puissance de la violence.<br>-Sur le plan professionnel, cela se traduit par des grèves, des luttes syndicales pour la réclamation de meilleures conditions de vie et de travail : grèves des médecins, des professeurs par exemple.<br>-Sur le plan économique, on note un regroupement des Etats en blocs idéologiques, une répartition du monde en pays développés, émergents, sous-développés ou pauvres.<br>-Sue le plan philosophique, le travail a été critiqué par des acteurs&nbsp; comme PLATON, MARCUSE et même KARL MARX.<br>Dans la Grèce antique, le travail manuel était jugé servile. Il était réservé aux esclaves. Les hommes libres se consacraient à la méditation et à la politique. La société méprisée les artisans et les hommes qui s’adonnaient à ce que NITZSCHE appellera plutard : «les durs labeurs».<br>D’un autre côté, nous remarquons qu’à notre époque, les hommes aspirent plus aux jeux, à la distraction qu’au travail. D’ailleurs, MARCUSE prône le retour à la société des loisirs. Il pense, en effet, que les hommes ont produit suffisamment de biens et de richesses et qu’ils n’ont plus besoins de travailler. Enfin, dans sa critique du capitalisme, KARL MARX voit le travail comme un moyen d’exploitation de l’homme par l’homme ou de domination du prolétariat par la bourgeoisie. Ce qui d’ailleurs a conduit à la lutte ouvrière pour le respect des droits des travailleurs et l’amélioration de leurs conditions de vie.</p>
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		<title>BIOGRAPHIE D’AIMÉ CESAIRE</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2022/06/20/biographie-daime-cesaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sibylassana95]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 02:21:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Aimé CESAIRE est né le 26 juin 1913 au sein d’une famille nombreuse de Basse-Pointe, commune du Nord-Est de la Martinique, bordée par l’océan Atlantique dont la « lèche hystérique » viendra plus tard rythmer ses poèmes. Le père est un petit fonctionnaire. La mère est couturière.Aimé CESAIRE, élève brillant du Lycée Schoelcher de Fort-de-France,&#8230;]]></description>
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<p>Aimé CESAIRE est né le 26 juin 1913 au sein d’une famille nombreuse de Basse-Pointe, commune du Nord-Est de la Martinique, bordée par l’océan Atlantique dont la « lèche hystérique » viendra plus tard rythmer ses poèmes. Le père est un petit fonctionnaire. La mère est couturière.<br>Aimé CESAIRE, élève brillant du Lycée Schoelcher de Fort-de-France, poursuit ses études secondaires en tant que boursier du Gouvernement Français au Lycée Louis Le Grand, à Paris. C’est dans les couloirs de ce grand lycée Parisien que, dès son arrivée, le jeune CESAIRE rencontre Léopold Sédar SENGHOR, son aîné de quelques années qui le prend sous son aile protectrice.<br>Au contact des jeunes Africains étudiants à Paris, Aimé CESAIRE et son ami Guyanais Léon Gontran DAMAS, qu’il connaît depuis le Lycée Schoelcher, découvrent progressivement une part refoulée de l’identité martiniquaise, la composante africaine dont ils prennent progressivement conscience au fur et à mesure qu’émerge une conscience forte de la situation coloniale. En septembre 1934, CESAIRE fonde avec d’autres étudiants Antillo-Guyanais et Africains (Léon Gontran DAMAS, les Sénégalais Léopold Sédar SENGHOR et Birago DIOP), le journal l’Etudiant noir. C’est dans les pages de cette revue qu’apparaîtra pour la première fois le terme de « Négritude ». Ce concept, forgé par Aimé CESAIRE en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter d’une part le projet français d’assimilation culturelle et d’autre part la dévalorisation de l’Afrique et de sa culture, des références que le jeune auteur et ses camarades mettent à l’honneur. Construit contre le projet colonial français, le projet de la négritude est plus culturel que politique. Il s’agit, au-delà d’une vision partisane et raciale du monde, d’un humanisme actif et concret, à destination de tous les opprimés de la planète. CESAIRE déclare en effet : « Je suis de la race de ceux qu’on opprime ». Admis à l’Ecole Normale Supérieure en 1935, CESAIRE commence en 1936 la rédaction de son chef d’œuvre, le « Cahier d’un Retour a u Pays Natal ». Marié en 1937 à une étudiante martiniquaise, Suzanne ROUSSI, Aimé CESAIRE, agrégé de lettres, rentre en Martinique en 1939, pour enseigner, tout comme son épouse, au Lycée Schoelcher<br>En réaction contre le statu quo culturel martiniquais, le couple CESAIRE, épaulé par René MENIL et Aristide MAUGEE, fonde en 1941 la revue Tropiques, dont le projet est la ré-appropriation par les Martiniquais de leur patrimoine culturel. La seconde guerre mondiale se traduit pour la Martinique par un blocus qui coupe l’approvisionnement de l’île par la France. En plus d’une situation économique très difficile, l’Envoyé du Gouvernement de Vichy, l’Amiral ROBERT, instaure un régime répressif, dont la censure vise directement la revue Tropiques. Celle-ci paraîtra, avec difficulté, jusqu’en 1943.<br>La guerre marque aussi le passage en Martinique d’André BRETON. Le maître du surréalisme découvre avec stupéfaction la poésie de CESAIRE et le rencontre en 1941. En 1944, BRETON rédigera la préface du recueil Les Armes Miraculeuses, qui marque le ralliement de CESAIRE au surréalisme.<br>Invité à Port-au-Prince par le docteur MABILLE, attaché culturel de l’Ambassade de France, Aimé CESAIRE passera six mois en Haïti, donnant une série de conférences dont le retentissement sur les milieux intellectuels haïtiens est formidable. Ce séjour haïtien aura une forte empreinte sur l’œuvre d’Aimé CESAIRE, qui écrira un essai historique sur Toussaint LOUVERTURE et consacrera une pièce de théâtre au roi Henri CHRISTOPHE, héros de l’indépendance.<br>Alors que son engagement littéraire et culturel constitue le centre de sa vie, Aimé CESAIRE est happé par la politique dès son retour en Martinique. Pressé par les élites communistes, à la recherche d’une figure incarnant le renouveau politique après les années sombres de l’Amiral ROBERT, CESAIRE est élu Maire de Fort-de-France, la capitale de la Martinique, en 1945, à 32 ans. L’année suivante, il est élu Député de la Martinique à l’Assemblée Nationale.<br>Le Député CESAIRE sera, en 1946, le rapporteur de la Loi faisant des colonies de Guadeloupe, Guyane Française, Martinique et la Réunion, des Départements Français. Ce changement de statut correspond à une demande forte du corps social, souhaitant accéder aux moyens d’une promotion sociale et économique. Conscient du rôle de la départementalisation comme réparation des dégâts de la colonisation. Aimé CESAIRE est tout aussi conscient du danger d’aliénation culturelle qui menace les Martiniquais. La préservation et le développement de la culture martiniquaise seront dès lors ses priorités.<br>Partageant sa vie entre Fort-de-France et Paris, CESAIRE fonde, dans la Capitale française, la revue Présence Africaine, aux côtés du Sénégalais Alioune DIOP, et des Guadeloupéens Paul NIGER et Guy TIROLIEN. Cette revue deviendra ensuite une maison d’édition qui publiera plus tard, entre autres, les travaux de l’égyptologue Cheikh Anta DIOP, et les romans et nouvelles de Joseph ZOBEL.<br>En 1950, c’est dans la revue Présence Africaine que sera publié pour la fois le Discours sur le colonialisme, charge virulente et analyse implacable de l’idéologie colonialiste européenne, que CESAIRE compare avec audace au nazisme auquel l’Europe vient d’échapper. Les grands penseurs et hommes politiques français sont convoqués dans ce texte par l’auteur qui met à nu les origines du racisme et du colonialisme européen. Peu enclin au compromis, Aimé CESAIRE, révolté par la position du Parti Communiste Français face à l’invasion soviétique de la Hongrie en 1956, publie une « Lettre à Maurice THOREZ » pour expliquer les raisons de son départ du Parti. En mars 1958, il crée le Parti Progressiste Martiniquais (PPM), qui a pour ambition d’instaurer un « type de communisme martiniquais plus résolu et plus responsable dans la pensée et dans l’action ». Le mot d’ordre d’autonomie de la Martinique est situé au cœur du discours du PPM.<br>Parallèlement à une activité politique continue (il conservera son mandat de Député pendant 48 ans, et sera Maire de Fort-de-France pendant 56 ans), Aimé CESAIRE continue son œuvre littéraire et publie plusieurs recueils de poésie, toujours marqués au coin du surréalisme (Soleil Cou Coupé en 1948, Corps perdu en 1950, Ferrements en 1960). A partir de 1956, il s’oriente vers le théâtre. Avec Et les chiens se taisaient, texte fort, réputé impossible à mettre en scène, il explore les drames de la lutte de décolonisation autour du programme du Rebelle, esclave qui tue son maître puis tombe victime de la trahison. La tragédie du Roi Chistophe (1963), qui connaît un grand succès dans les capitales européennes, est l’occasion pour lui de revenir à l’expérience haïtienne, en mettant en scène les contradictions et les impasses auxquelles sont confrontés les pays décolonisés et leurs dirigeants. Une saison au Congo (1966) met en scène la tragédie de Patrice LUMUMBA, père de l’indépendance du Congo Belge. Une tempête (1969), inspiré de Shakespeare, explose les catégories de l’identité raciale et les schémas de l’aliénation coloniale. Pensant à l’origine situer l’action de cette adaptation de Shakespeare aux Etats-Unis, il choisit finalement les Antilles, gardant tout de même le projet de refléter l’expérience noire aux Amériques.<br>Au total CESAIRE a publié plus de quatorze œuvres, recueils des poésies, pièces de théâtre et essais. De nombreux colloques et conférences internationales ont été organisés sur son œuvre littéraire qui est universellement connue. Son œuvre a été traduite dans de nombreuses langues : anglais espagnol, allemand, etc.</p>



<p>SES ŒUVRES</p>



<p>ŒUVRES PRINCIPALES</p>



<p>&nbsp; Œuvres complètes. (1. Poèmes ; 2. Théâtre ; 3 Œuvre historique et poétique).<br>éd. Desormeaux, Fort- de-France 1976, éd. Seuil, Gallimard, Présence Africaine.</p>



<p>POESIE</p>



<p>&nbsp; Cahier d’un retour au pays natal. Paris : Présence Africaine, 1939, 1960.<br>&nbsp; Soleil Cou Coupé. Paris : Ed. K, 1948.<br>&nbsp; Corps perdu. (gravures de Pablo Picasso) Paris : Editions Fragance, 1950.<br>&nbsp; Ferrements, Paris : Seuil, 1960, 1961.<br>&nbsp; Cadastre. Paris : Seuil,1961.<br>&nbsp; Les Armes Miraculeuses. Paris : Gallimard, 1970.<br>&nbsp; Moi Laminaire. Paris : Seuil, 1982.<br>&nbsp; La Poésie. Paris : Seuil,1994.</p>



<p>ESSAIS ET DISCOURS</p>



<p>&nbsp; Discours sur le colonialisme. Paris : Présence Africaine, 1955.<br>&nbsp; Lettre à Maurice THOREZ. Paris : Présence Africaine, 24 octobre 1956.<br>&nbsp; La poésie un moyen de connaissance et de co-naissance : propositions poétiques, publié en Haïti en 1944.<br>&nbsp; Toussaint LOUVERTURE ; La Révolution française et le problème colonial. Paris : Présence Africaine, 1961/62.<br>&nbsp; Culture et colonisation, communication faite au 1er Congrès des Ecrivains et Artistes noirs en 1956, à la Sorbonne.<br>&nbsp; L’homme de Culture et ses responsabilités, communication faite au deuxième Congrès des Ecrivains et Artistes noirs en 1959, à Rome.<br>&nbsp; Discours sur l’Art Africain au Premier Festival Mondial des Arts nègres à Dakar en 1966.<br>&nbsp; Discours sur la Négritude au colloque organisé par Carlos MOORE en 1987, à l’Université Internationale de Miami.<br>&nbsp; Discours relatif à la commémoration du centenaire de l’abolition de l’esclavage à la Sorbonne en 1948.<br>&nbsp; Discours d’accueil de François MITTERRAND, prononcé à la Mairie de Fort-de-France le 25 octobre 1974.<br>&nbsp; Discours prononcé en l’honneur de la visite de Léopold Sédar SENGHOR à la Mairie de Fort-de-France le 13 février 1976.</p>



<p>THEATRE</p>



<p>&nbsp; Et les chiens se taisaient, publiée en 1956 (tragédie).<br>&nbsp; La Tragédie du Roi Christophe, publiée en 1963 (tragédie).<br>&nbsp; Une Saison au Congo, publiée en 1966 (tragédie).<br>&nbsp; Une Tempête, adaptation à La Tempête de Shakespeare, publiée en 1969 (une tragi-comédie ou romance).</p>



<p>Source: <a href="http://www.hommage-cesaire.net/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">www.hommage-cesaire.net</a></p>
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		<title>Sujets du domaine III : Epistémologie</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2022/06/20/sujets-du-domaine-iii-epistemologie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sibylassana95]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 02:19:09 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[philo]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[theatre]]></category>
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					<description><![CDATA[1- Le progrès scientifique constitue une menace pour la religion et la philosophie. Qu’en pensez-vous ? 2- Y a-t-il des vérités indiscutables ? 3- Opposer science et philosophie, est-ce légitime ? 4- La science peut-elle mettre fin à la philosophie ? 5- Aujourd’hui, les sciences et les techniques ont des progrès tels que la réalité&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>1- Le progrès scientifique constitue une menace pour la religion et la philosophie. Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>2- Y a-t-il des vérités indiscutables ?</p>



<p>3- Opposer science et philosophie, est-ce légitime ?</p>



<p>4- La science peut-elle mettre fin à la philosophie ?</p>



<p>5- Aujourd’hui, les sciences et les techniques ont des progrès tels que la réalité et la fiction se confondent ? Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>6- Le mythe et la magie peuvent respectivement être considérés comme la science et la technique des sociétés primitives. Que vous suggère cette pensée ?</p>



<p>7- L’unanimité est-elle critère de vérité ?</p>



<p>8- « Si on ferme la porte à l’erreur, la vérité restera dehors ». Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>9- Expliquez et discuter le propos suivant : « C’est parce qu’elle n’est sûre de rien que la science progresse ».</p>



<span id="more-631"></span>



<p>10- Toute connaissance autre que scientifique n’est pas connaissance mais ignorance. Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>11- Ce que les sciences humaines nous font connaître de l’homme suffit-il pour connaître l’homme ?</p>



<p>12- L’homme doit-il craindre que les machines travaillent pour lui ?</p>



<p>13- Le progrès scientifique s’accompagne-t-il de progrès moral ?</p>



<p>14- Faut-il renoncer à s’interroger sur ce qui est hors de portée de la connaissance scientifique ?</p>



<p>15- La philosophie doit-elle laisser la science sans surveillance ?</p>



<p>16- Notre désir de savoir est-il satisfait par la science ?</p>



<p>Sujets du domaine IV : Esthétique</p>



<p>1- Peut-on expliquer une œuvre d’art ?</p>



<p>2- L’art est-il un luxe mensonger ?</p>



<p>3- Ce qu’il y a de commun entre l’art et la morale, c’est que dans les deux cas, il y a création et invention. Quelle réflexion vous suggère ces propos de Sartre ?</p>



<p>4- L’art peut-il être un langage ?</p>



<p>5- « L’art ne reproduit pas le visible, il le rend visible ». Expliquez et discutez cette affirmation de Paul Klee.</p>



<p>6- L’art vise-t-il à imprimer en nous des sentiments ou à les exprimer ?</p>



<p>Voici quelques sujets avec lesquels vous pourriez vous exercer !</p>



<p></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sujets du domaine II : La vie sociale</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2022/06/20/sujets-du-domaine-ii-la-vie-sociale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sibylassana95]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 02:18:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
		<category><![CDATA[expose]]></category>
		<category><![CDATA[philo]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[theatre]]></category>
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					<description><![CDATA[1- Pour une culture, s’ouvrir est-ce se perdre ? 2- La diversité culturelle est-elle un obstacle à l’unité de l’humanité ? 3- L’homme est à la fois producteur et produit de la culture ? 4- Dominer la nature, peut-il être pour l’homme un idéal suffisant ? 5- Les devoirs de l’homme varient-ils selon les cultures&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>1- Pour une culture, s’ouvrir est-ce se perdre ?</p>



<p>2- La diversité culturelle est-elle un obstacle à l’unité de l’humanité ?</p>



<p>3- L’homme est à la fois producteur et produit de la culture ?</p>



<p>4- Dominer la nature, peut-il être pour l’homme un idéal suffisant ?</p>



<p>5- Les devoirs de l’homme varient-ils selon les cultures ?</p>



<p>6- L’homme est-il libre ou tient-il à le devenir ?</p>



<p>7- Le travail est-il nécessaire pour être libre ?</p>



<span id="more-629"></span>



<p>8- Le travail est-il une obligation, une contrainte ou une nécessité ?</p>



<p>9- Est-ce pour se reposer que l’homme travaille ?</p>



<p>10- Peut-on agir moralement en étant inconscient ?</p>



<p>11- Peut-on être libre sans être heureux ?</p>



<p>12- Vivre en société, est-ce vivre par et pour la société ?</p>



<p>13- La liberté de l’Etat pour ou contre l’Etat ?</p>



<p>14- L’Etat est-il un mal nécessaire ?</p>



<p>15- La mondialisation ne fait que détruire les Etats et nier la souveraineté des nations. Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>16- La violence peut-elle avoir raison ?</p>



<p>17- Une société sans conflit, est-elle possible ? Est-ce souhaitable ?</p>



<p>18- Peut-on tout attendre de l’Etat ?</p>



<p>19- Bien informés, nous sommes des citoyens. Mal informés, nous sommes des sujets. Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>20- Peut-on refuser d’obéir à la politique par respect à la loi morale ?</p>



<p>21- Ethique et politique<br>22- Par le langage, peut-on agir sur la réalité ?</p>



<p>23- Est-il légitime d’assimiler notre temps de travail à notre temps de liberté ?</p>



<p>24- L’exigence d’autonomie individuelle exclut-elle la conformité aux nomes ?</p>



<p>25- « L’homme se distingue de l’animal par le fait qu’il naît prématuré ». Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>26- Les techniques libèrent-elles l’homme plus qu’elles ne le déshumanisent ?</p>



<p>27- L’homme doit-il craindre que les machines travaillent pour lui ?</p>



<p>28- Peut-on se servir de la violence à des fins morales ?</p>



<p>29- « Langage et travail sont des manifestations dans lesquelles l’individu ne se conserve plus et ne se possède plus, mais par lesquelles il laisse son intimité sortir tout à fait de soi et la livre à autrui ». Que pensez-vous de cette affirmation de Hegel ?</p>



<p>30- Langage et pensée sont-ils dissociables ?</p>



<p>31- Le langage et le travail sont-ils spécifiques à l’homme ?</p>



<p>32- Peut-on penser à ce que l’on veut dire sans dire ce que l’on&nbsp; pense ?</p>



<p>33- Est-on d’autant plus libre qu’on est conscient ?</p>



<p>34- L’idée d’inconscient exclut-elle l’idée de liberté ?</p>



<p>35- L’idée de liberté est-elle compatible avec le concept d’inconscient ?</p>



<p>36- La notion d’inconscient introduit-elle la fatalité dans la vie de l’homme ?</p>



<p>37- Le recours à l’inconscient autorise-t-il l’alibi de l’inconscience ?</p>



<p>38- Sur quelles raisons pouvons-nous nous appuyer pour admettre l’existence d’un inconscient ?</p>



<p>39- L’inconscient permet-il autant que la conscience de définir l’homme ?</p>



<p>40- La connaissance de l’inconscient apporte-t-elle quelque chose d’essentiel à la connaissance de l’homme ?</p>



<p>41- Obéir, est-ce renoncer à la liberté ?</p>



<p>42- Exiger l’obéissance est-ce nécessairement porter atteinte à la liberté ?</p>



<p>43- La contrainte annihile-t-elle la liberté ?</p>



<p>44- La contrainte est-elle le contraire de la liberté ?</p>



<p>45- Y a-t-il contradiction entre être libre et être soumis aux lois ?</p>



<p>46- Etre libre, est-ce être autonome ?</p>



<p>47- Peut-on restreindre la liberté sans la nier ?</p>



<p>48- La liberté peut-elle se définir comme l’obéissance à la raison ?</p>



<p>49- Est-il facile d’être libre ?</p>



<p>50- Est-il pertinent de revendiquer une liberté à laquelle nous sommes condamné ?</p>



<p>51- « Entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui&nbsp; affranchit ». Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>52- Y a-t-il des guerres justes ?</p>



<p>53- Peut-on dire que l’homme occupe une place particulière dans le monde ?</p>



<p>54- Les différences entre les hommes ont-elles seulement un fondement biologique ?</p>



<p>55- Etre conscient de soi, est-ce être maître de soi ?</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sujets du domaine I : La réflexion philosophique</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2022/06/20/sujets-du-domaine-i-la-reflexion-philosophique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sibylassana95]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 02:17:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
		<category><![CDATA[expose]]></category>
		<category><![CDATA[philo]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[theatre]]></category>
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					<description><![CDATA[Sujets du domaine I : La réflexion philosophique 1- La réflexion philosophique nous détache-t-elle du monde ? 2- Peut-on douter de tout ? 3- « La philosophie, écrit un philosophe, boîte ». Est-ce à dire qu’elle va tomber ?Peut-on tout dire ? 4- L’engagement politique et la réflexion philosophique sont-elles compatibles ? 5- La tâche&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Sujets du domaine I : La réflexion philosophique</p>



<p>1- La réflexion philosophique nous détache-t-elle du monde ?</p>



<p>2- Peut-on douter de tout ?</p>



<p>3- « La philosophie, écrit un philosophe, boîte ». Est-ce à dire qu’elle va tomber ?<br>Peut-on tout dire ?</p>



<span id="more-627"></span>



<p>4- L’engagement politique et la réflexion philosophique sont-elles compatibles ?</p>



<p>5- La tâche de la philosophie est-elle de nous débarrasser de nos illutions et préjugés ?</p>



<p>6- La philosophie est la science qui met fin au règne des certitudes. Cette définition de la philosophie vous paraît-elle recevable ?</p>



<p>7- Philosopher, est-ce nier le savoir ?</p>



<p>8- Faire de la philosophie, ce n’est pas poser un savoir, c’est contredire un passé, ruiner des certitudes. Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>9- La certitude est le signe d’une pensée morte. Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>10- La philosophie est-elle une entreprise de remise en cause de toutes les certitudes ?</p>



<p>11- « La philosophie ne nous paraît pas recherche de savoir. Au contraire, elle nous paraît dissolution de tout savoir acquis ». Quelle réflexion vous suggère ce propos ?</p>



<p>12- Douter est-ce renoncer à la vérité ?</p>



<p>13- Le philosophe est-il nécessairement l’homme de son temps ?</p>



<p>14- La raison a-t-elle toujours raison ?</p>



<p>15- « Malheur au penseur qui n’est pas le jardiner mais le terrain de ses plantes ». Que vous suggère cette affirmation ?</p>



<p>16- La philosophie se nourrit-elle essentiellement de ce qui n’est pas elle ?</p>



<p>17- La philosophie n’est pas seulement une réflexion libre, elle est aussi une « discipline de libération ». Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>18- Suffit-il de prendre la vie avec philosophie pour philosopher ?</p>



<p>19- Le plus grand bien dans un Etat consiste-t-il à avoir de vrais philosophes à sa tête ?</p>



<p>20- La philosophie est une aventure de la raison qui naît de l’insatisfaction et s’achève dans la déception. Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>21- Croire et savoir.</p>



<p>22- Deux excès : exclure la raison, n’admettre que la raison. Que vous suggère cette pensée ?</p>



<p>23- Le fait que la philosophie revendique son droit d’être inutile est-il suffisant pour la récuser ?</p>



<p>24- L’inutilité de la philosophie nous autorise-t-elle à la rejeter ?</p>



<p>25- Les hommes actuels peuvent-ils dialoguer avec les philosophes du passé ?</p>



<p>26- L’idée d’une philosophie locale ne vous semble-t-elle pas paradoxale ?</p>



<p>27- Existe-t-il une philosophie africaine ?</p>



<p>28- L’avenir est-il comme une page blanche ?</p>



<p>29- Y a-t-il des vérités indiscutables ?</p>



<p>30- Il n’y a pas de vérité sacrée, c&#8217;est-à-dire interdite à la pleine investigation de l’homme. Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>31- Si quelqu’un pense et voit clair en tout, c’est qu’il a cessé de philosopher. Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>32- La sagesse est-elle périmée dans ce monde actuel ?</p>



<p>33- La métaphysique comme œuvre de la raison n’est-elle qu’une illusion ?</p>



<p>34- La certitude que nous offrent les sciences nous autorise-t-elle à renoncer à la métaphysique ?</p>



<p>35- La métaphysique est dépassée a-t-on dit. Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>36- Faut-il rejeter la métaphysique ?</p>



<p>37- C’est l’insuffisance des donnés sensibles qui fait naître la métaphysique. Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>38- Peut-on concevoir un homme sans valeur ?</p>



<p>39- Le réel se réduit-il à ce qu’on perçoit ?</p>



<p>40- Suffit-il de percevoir les objets pour les connaître ?</p>



<p>41- Suffit-il de voir pour savoir ?</p>



<p>42- La philosophie peut-elle aider à mieux vivre ?</p>



<p>43- La philosophie est plutôt une façon d’être qu’un savoir. Qu’en pensez-vous ?</p>



<p>44- La religion peut-elle avoir la même fonction que la philosophie ?</p>



<p>45- La religion est-elle aliénation ?</p>



<p>46- La philosophie a-t-elle quelque chose à apporter au savant ?</p>



<p>47- La philosophie promet-elle le bonheur ?</p>



<p>48- Ce que les sciences humaines nous font connaître de l’homme suffit-il pour connaître l’homme ?</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dogmatisme, Dogme et Doute.</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2022/06/20/dogmatisme-dogme-et-doute/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sibylassana95]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 02:14:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
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		<category><![CDATA[philo]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[theatre]]></category>
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					<description><![CDATA[Les étymologies&#8230;Nous allons nous intéresser aux mots : Dogmatisme, Dogme et Doute. DOGMATISME : Le terme vient du grec et latin &#8220;dogma&#8221; qui veut dire opinion ou doctrine.&#8211; Sens ordinaire : c&#8217;est une rigidité intellectuelle des adeptes d&#8217;une doctrine, lorsque ceux-ci refusent d&#8217;envisager la discussion ou la remise en cause de ses fondements.&#8211; En philosophie&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les étymologies&#8230;<br>Nous allons nous intéresser aux mots : Dogmatisme, Dogme et Doute.</p>



<p>DOGMATISME :</p>



<p>Le terme vient du grec et latin &#8220;dogma&#8221; qui veut dire opinion ou doctrine.<br>&#8211; Sens ordinaire : c&#8217;est une rigidité intellectuelle des adeptes d&#8217;une doctrine, lorsque ceux-ci refusent d&#8217;envisager la discussion ou la remise en cause de ses fondements.<br>&#8211; En philosophie : c&#8217;est une position philosophique consistant a admettre que l&#8217;on peut atteindre puis démontrer des vérités certaines ou même absolues, notamment dans le domaine métaphysique.</p>



<span id="more-623"></span>



<p>Termes voisins : scepticisme.<br>Termes opposés : certitude, conviction, critique, doute, fanatisme, fideisme, préjugé.</p>



<p>DOGME :</p>



<p>Toujours du grec et latin &#8220;dogma&#8221;, opinion, doctrine.<br>&#8211; Sens Théologique : c&#8217;est l&#8217;ensemble des positions caractéristiques d&#8217;une religion.<br>&#8211; Sens ordinaire : point de doctrine établi et considéré comme intangible et indiscutable dans une école philosophique ou religieuse, dans un courant politique, etc.</p>



<p>DOUTE :</p>



<p>Du latin &#8220;dubitare&#8221;, qui veut dire balancer.<br>&#8211; Sens ordinaire : état d&#8217;esprit provenant d&#8217;une absence de certitude.<br>&#8211; En philosophie : c&#8217;est une attitude réfléchie, volontaire et critique ; suspension du jugement devant ce qui se présente comme une vérité, afin de l&#8217;examiner et d&#8217;en mettre a l&#8217;épreuve le bien-fondé.<br>&#8211; En Epistemologie : selon Claude Bernard, c&#8217;est la qualité fondamentale de l&#8217;investigation scientifique, qui vise a ne pas prendre des conclusions momentanée des vérités absolues.</p>



<p>Termes voisins : embarras, hésitation, incertitude.<br>Termes opposés : certitude.</p>



<p></p>



<p>Le doute libérateur :</p>



<p>La valeur de la philosophie doit, en réalité, surtout résider dans son caractère incertain même. Celui qui n’a aucune teinture de philosophie traverse l’existence, prisonnier des préjugés dérivés du sens commun, des croyances habituelles à son temps ou à son pays et de conviction qui ont grandi en lui sans la coopération ni le consentement de la raison.<br>Pour un tel individu, le monde tend à devenir défini, fini, évident : les objets ordinaires ne font pas naître des questions et les possibilités peu familières sont rejetées avec mépris. Dès que nous commençons à penser conformément à la philosophie, au contraire, nous voyons, que mêmes les choses les plus ordinaires de la vie quotidienne posent des problèmes auxquels on ne trouve que des réponses très incomplètes.<br>La philosophie, bien qu’elle ne soit pas en mesure de nous donner avec certitude la réponse aux doutes qui nous assiègent, peut tout de même suggérer des possibilités qui élargissent le champ de notre pensée et délivre celle-ci de la tyrannie de l’habitude. Tout en ébranlant notre certitude concernant la nature de ce qui nous entoure, elle accroît énormément notre connaissance d’une réalité possible et différente ; elle fait disparaître le dogmatisme quelque peu arrogant de ceux qui n’ont jamais parcouru la région du doute libérateur, et elle garde intact notre sentiment d’émerveillement en nous faisant voir les choses familières sous un aspect nouveau.<br>Bernard Russel, Problèmes de philosophie.</p>



<p></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ANTIGONE de Jean ANOUILH.</title>
		<link>https://sibylassana95.github.io/mon-blog/2022/06/20/antigone-de-jean-anouilh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[sibylassana95]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 02:13:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
		<category><![CDATA[expose]]></category>
		<category><![CDATA[philo]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[theatre]]></category>
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					<description><![CDATA[INTRODUCTION.S&#8217;il faut dresser une liste des dramaturges les plus en vue au XIX ème siècle, nous ne pouvons pas manquer d&#8217;y faire figurer Jean Anouilh en bonne place. En effet, ce talentueux dramaturge a marqué son temps de son empreinte par la diversité de ses pièces et la nouveauté de son style. Pour cerner cette&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>INTRODUCTION.<br>S&#8217;il faut dresser une liste des dramaturges les plus en vue au XIX ème siècle, nous ne pouvons pas manquer d&#8217;y faire figurer Jean Anouilh en bonne place. En effet, ce talentueux dramaturge a marqué son temps de son empreinte par la diversité de ses pièces et la nouveauté de son style. Pour cerner cette étude faite sur lui, nous l&#8217;articulerons autour de quatre points : la vie et l&#8217;oeuvre d&#8217;abord, le résumé de la pièce ensuite et, avant de parler de la portée significative de l&#8217;oeuvre enfin, nous ne manquerons pas de faire le portrait des personnages les plus influents.</p>



<span id="more-621"></span>



<p>I. LA VIE ET L&#8217;OEUVRE.<br>1. La biographie (vie de l&#8217;auteur).<br>Jean Anouilh est un auteur dramatique en même temps que metteur en scène français dont le répertoire riche et varié mêle le classicisme des sentiments à la nouveauté de la forme théâtrale. Né à Bordeaux en 1910, il fit des études de droit à Paris puis travailla dans la publicité, avant de devenir le secrétaire de Louis Jouvet en 1928. Cette rencontre avec ce grand metteur en scène fut décisive dans sa volonté de se consacrer au théâtre où ses premières pièces suscitèrent l&#8217;adhésion d&#8217;un vaste public. Il mourut à l&#8217;âge de soixante-dix-sept ans, en 1987.</p>



<p>2. La bibliographie (oeuvres de l&#8217;auteur).<br>Ses premières pièces sont L&#8217;Hermine (1932), Le Voyageur sans bagages (1937) et La Sauvage (1938). Anouilh se révéla également doué pour la comédie grâce notamment au Bal des voleurs (1938). Sous l&#8217;Occupation, il donna deux adaptations modernes de la tragédie grecque (Eurydice, 1942 et Antigone, 1944) qui eurent un succès retentissant. Bien qu&#8217;il soit d&#8217;apparence classique, son théâtre comprend quelques-unes des oeuvres les plus modernistes du XX ème siècle : L&#8217;Alouette (1953), une adaptation de la légende de Jeanne d&#8217;Arc, Beckett ou l&#8217;Honneur de Dieu (1959) où, là encore, l&#8217;histoire est prétexte à une création originale. En outre, il est parfois considéré comme l&#8217;auteur d&#8217;un théâtre de distraction ; il donna effectivement des pièces de pur divertissement comme La Culotte (1978) ou encore Le Nombril (1981). Dénonçant sans cesse le mensonge social, il développa un vaste réquisitoire contre la famille, l&#8217;amour, l&#8217;amitié et tout ce qu&#8217;il considérait comme des idéaux naïfs, avant de se tourner vers un théâtre plus autobiographique où se réaffirmait cependant sa nostalgie d&#8217;une pureté inaccessible : Le Boulanger, la Boulangère et le petit mitron (1968), Les Poissons rouges (1970), Ne réveillez pas Madame (1970)&#8230;</p>



<p>II. LE RÉSUMÉ DE L&#8217;OEUVRE.<br>1. L&#8217;exposition.<br>L&#8217;exposition encadre d&#8217;habitude l&#8217;ensemble des premières scènes où règne la tranquillité. C&#8217;est aussi l&#8217;occasion, pour l&#8217;auteur, d&#8217;exposer la naissance du conflit qui servira de trame aux événements qui surviendront .<br>Dans Antigone, l&#8217;histoire commence à six heures du matin. Tout est tranquille mais la nourrice est inquiète parce qu&#8217;Antigone, la jeune fille dont elle a la charge, n&#8217;a pas passé la nuit dans sa chambre. Celle-ci apparaît pieds nus, salie par un peu de terre sur sa vilaine figure et ses petites mains. La nourrice la gronde. Elle se défend en disant qu&#8217;elle vient d&#8217;accomplir son devoir moral : enterrer son frère Polynice. Sa soeur Ismène, elle, avoue son manque de courage et son envie de vivre car on a interdit à quiconque (sous peine d&#8217;être enterré vivant) d&#8217;accorder une sépulture au cadavre de Polynice jeté sous le chaud soleil pour s&#8217;être battu à mort contre son frère aîné Étéocle.</p>



<p>2. Le noeud.<br>Le noeud correspond à une période de crise pendant laquelle la tension est tellement vive, la solution si invisible, les relations si tendues, qu&#8217;on ne sait plus quelle issue, quelle trajectoire la suite de la pièce va épouser.<br>Dans l&#8217;oeuvre, Antigone récidive en retournant auprès du corps de Polynice pour tenter à nouveau de lui offrir la sépulture qui sied à tout cadavre respectable. Cette fois, les gardes la surprennent, la mettent aux arrêts et la conduisent manu militari auprès du roi Créon. Celui-ci veut la sauver car elle est avant tout une citoyenne, qui plus est sa nièce et, mieux encore, sa future belle-fille, étant donné qu&#8217;elle est fiancée à son fils Hémon. Il lui promet de supprimer les gardes qui sont des témoins gênants, à condition qu&#8217;elle ne refasse plus la même bêtise.</p>



<p>3. Le dénouement.<br>Le dénouement regroupe l&#8217;ensemble des scènes où une issue au blocage commence à apparaître, qu&#8217;elle soit heureuse ou malheureuse.<br>C&#8217;est cette dernière trajectoire que la fatalité choisit pour Antigone. En effet, elle est obstinée dans sa ferme volonté d&#8217;enterrer son frère. La sentence sera exécutée après cette troisième tentative car elle sera enterrée vivante tel que l&#8217;a décidé le conseil des sages du royaume. Ismène aura du courage pour la première fois de sa vie puisqu&#8217;elle se suicidera, suivant sa soeur en enfer par cet acte fraternel. Incapable de supporter une vie sans sa bien-aimée, Hémon lui aussi décide de se donner la mort. C&#8217;est donc un triple deuil pour Créon qui se sent seul, très seul, à la fin de la pièce. Il quitte la scène en affirmant avoir l&#8217;impression d&#8217;être subitement vieilli par l&#8217;exercice du pouvoir.</p>



<p>III. PERSONNAGES PRINCIPAUX.<br>1. Antigone et Ismène.<br>Ce sont deux soeurs aux traits et tempéraments opposés, bien qu&#8217;étant très attachées l&#8217;une à l&#8217;autre. Antigone est laide tandis qu&#8217;Ismène est belle à ravir. L&#8217;une n&#8217;a qu&#8217;une idée fixe (enterrer son frère) alors que l&#8217;autre rêve d&#8217;amour et songe à sa toilette, au bal et à la belle vie. Antigone est brave et Ismène est peureuse. La nourrice aurait aimé échanger ces traits physiques et moraux pour avoir la paix.</p>



<p>2. La nourrice.<br>Après la mort de leur père et mère (Oedipe et Jocaste), c&#8217;est elle qui a assuré la garde de ces deux filles. Elle veille sur elles mais ne pourra empêcher le destin de se produire, malgré tous ses efforts et toute son autorité.</p>



<p>3. Créon.<br>C&#8217;est lui qui a été porté à la tête du pouvoir après la mort de son grand frère Oedipe. Il est donc l&#8217;oncle de ces deux filles (Antigone et Ismène) et des deux garçons (Polynice et Étéocle). Chose plus plus complexe encore : ce roi de Thèbes qui prétend exercer son pouvoir par une main de fer est aussi faible qu&#8217;un roseau. Lors de plusieurs tête-à-tête, il tente en vain de sauver sa nièce ou sa future belle-fille. Il promet même de tuer les gardes qui ont surpris Antigone dans son entreprise audacieuse.</p>



<p>4. Hémon.<br>C&#8217;est le prince, futur roi et futur époux d&#8217;Antigone qu&#8217;il aime passionnément. Malheureusement, il se révèle incapable de sauver sa bien-aimée. Le dernier acte symbolique ou sa plus grande preuve d&#8217;amour qu&#8217;il lui voue sera de la suivre dans la tombe où elle a été enterrée vivante.</p>



<p>5. Les gardes.<br>Ils sont les forces de l&#8217;ordre, les représentants de la loi. Leur rôle est donc d&#8217;exécuter les ordres du chef, même s&#8217;il faut, pour cela, être brutal. Ils apparaissent sur scène toutes les fois qu&#8217;Antigone récidive.</p>



<p>IV. PORTÉE ET SIGNIFICATION DE LA PIÈCE.<br>1. L&#8217;actualisation du mythe.<br>Cette histoire a déjà été écrite par Sophocle, un grand tragédien grec du XVI ème siècle. Anouilh a renouvelé ce mythe dans un tout autre objectif ; en effet, la France vivait pendant la seconde guerre mondiale sous l&#8217;occupation allemande. Deux choix s&#8217;étaient alors opposés. Les uns acceptaient de cohabiter avec l&#8217;ennemi tandis que les autres choisirent la résistance. Justement, A. N. T. I. G. O. N. E est l&#8217;incarnation de cette résistance. Rien que l&#8217;anagramme de son prénom la définit comme la « N. E. G. A. T. I. O. N » d&#8217;une loi humiliante à laquelle elle était incapable de se soumettre. Le dramaturge a préféré un personnage féminin comme la France et l&#8217;a vêtue de toutes les qualités requises dans un univers de violence absurde qui rappelle au spectateur le chaos dans lequel l&#8217;Europe se trouvait au moment de la création de la pièce.</p>



<p>2. Le style employé.<br>Anouilh a véritablement révolutionné le théâtre traditionnel en travestissant les règles qui le codifient. Il mêle avec aisance les genres dramatiques à tel point qu&#8217;on n&#8217;ose plus appeler la pièce une tragédie (car il y a tellement de scènes comiques), ni une comédie (étant donné que les personnages sont de sang royal), ni une tragicomédie (puisque l&#8217;histoire se termine par un bain de sang), mais plutôt un drame. En outre, le langage est retravaillé, modernisé à telle enseigne que les personnages, bien que d&#8217;origine antique, semblent très proches de nous. C&#8217;est pour cette raison que la nourrice est un personnage créé de toute pièce. Enfin, quand les gardes ou Ismène parlent par exemple, ils emploient un langage familier truffé du vocabulaire du XX ème siècle. Le décor, les costumes et les objets bénéficient à leur tour du même traitement (souliers, robes de soie, nounours, rouge à lèvres&#8230;)</p>



<p>CONCLUSION.<br>En conclusion, nous pouvons dire que la pièce est étonnamment moderne, dans le style comme dans le thème ,même si le sujet est emprunté à un dramaturge antique tel que Sophocle. Antigone fait partie de ces oeuvres qu&#8217;on lit et dont on a envie d&#8217;assister à la représentation ; tellement le langage est travaillé avec simplicité, tellement l&#8217;action théâtrale est bien enchaînée et tellement les personnages nous séduisent et nous émeuvent, qu&#8217;on finit par se demander pourquoi l&#8217;auteur n&#8217;a pas emporté un prix Nobel de littérature&#8230;</p>



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		<title>LE ROMANTISME</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 02:12:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Premier mouvement artistique apparu au XIX ème siècle (peinture, musique et littérature), le romantisme est un courant entretenant des rapports étroits avec ceux qui l&#8217;ont précédé dans le temps : le préromantisme (XVIII ème siècle) et le classicisme (XVII ème siècle). Une relation de ressemblance avec le premier au point qu&#8217;un lien de sympathie unit&#8230;]]></description>
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<p><br>Premier mouvement artistique apparu au XIX ème siècle (peinture, musique et littérature), le romantisme est un courant entretenant des rapports étroits avec ceux qui l&#8217;ont précédé dans le temps : le préromantisme (XVIII ème siècle) et le classicisme (XVII ème siècle). Une relation de ressemblance avec le premier au point qu&#8217;un lien de sympathie unit le romantique aux devanciers. (Ils partagent les mêmes thèmes et le même style). Une relation d&#8217;opposition à l&#8217;encontre du second puisque le romantique juge les règles d&#8217;écriture classique trop contraignantes qui bloquent, étouffent, anéantissent le génie  le talent, l&#8217;inspiration de l&#8217;écrivain. Et celui qui s&#8217;est le plus érigé contre ces règles, celui qui a produit le plus d&#8217;oeuvres, celui qui a traversé tout son siècle (surnommé pour cela &#8221;l&#8217;homme-océan&#8221;) a été incontestablement considéré comme chef de file : Victor Hugo. On peut citer d&#8217;autres écrivains romantiques tels que Lamartine, Chateaubriand, Madame de Staël, George Sand, Musset, Vigny, Nerval, Michelet&#8230;</p>



<p></p>
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		<title>LE SYMBOLISME.</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 02:11:41 +0000</pubDate>
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<p>Bien après la seconde moitié du XIX ème siècle français, un courant littéraire est né pour succéder au Parnasse : le symbolisme.<br>Ce nom de baptême nécessite un petit commentaire pour en comprendre le sens. Étymologiquement parlant, durant la Grèce antique, pour former ou matérialiser une relation (amicale, amoureuse, matrimoniale, parentale, nationale&#8230;), les gens avaient le pli (l&#8217;habitude) de s&#8217;échanger une poterie brisée (le &#8221;symbôlon&#8221;) dont chacun gardait une partie.<br>Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Stéphane Mallarmé&#8230; en sont les auteurs incontournables. Trois principes fondamentaux sous-tendent ce mouvement littéraire.</p>



<p>PRINCIPE 1 : UNE ENTREPRISE DE SIGNIFICATION.<br>Le réel qui environne l&#8217;humanité est peuplé de signes qui nous parlent dans un langage codé mais, hélas, inaudible, imperceptible pour le commun des mortels. Seul un oeil averti, un esprit observateur, une attention particulière portée sur les objets, en un mot un illuminé comme l&#8217;artiste, le poète, est capable d&#8217;en comprendre le sens profond sous la structure de surface. Combien de fois le sens commun observe-t-il les étapes d&#8217;évolution d&#8217;un arbre fruitier par exemple (semaille, germination, arborescence, bourgeonnement, défeuillaison, fin)? S&#8217;est-on toujours demandé à quoi ces étapes successives ressemblent-elles ? N&#8217;est-ce pas pareil à l&#8217;évolution de l&#8217;homme (spermatozoïde, naissance, jeunesse, reproduction, vieillesse, mort)?<br>Les symbolistes sont alors absolument convaincus que le rôle de l&#8217;artiste consiste à découvrir (au sens propre comme au figuré), au grand bonheur des hommes, le sens caché des objets qui nous entourent. Voilà pourquoi ils utilisent les figures de substitution telles que la comparaison, la métaphore, la périphrase, l&#8217;allégorie&#8230; pour représenter les lignes arrière, montrer les arbres que cache la forêt. C&#8217;est aussi pour toutes ces raisons que Baudelaire disait dans un de ses poèmes des Fleurs du Mal (1857) intitulé &#8221;Correspondances&#8221; :</p>



<p>&#8221;La nature est un temple où de vivants piliers<br>Laissent parfois sortir de confuses paroles ;<br>L&#8217;homme y passe à travers des forêts de symboles<br>Qui l&#8217;observent avec des regards familiers&#8221;.</p>



<p>PRINCIPE 2 : UN COCKTAIL DE COURANTS<br>J&#8217;ai une fois vu la publication d&#8217;un internaute à propos de la différence physique entre les femmes. L&#8217;internaute disait que ces dernières ont l&#8217;apparence de la diversité des fruits : il y en a, en effet, qui sont vertes, jaunes, oranges, rouges&#8230; Le plus drôle, c&#8217;est quand, après avoir juré qu&#8217;elles sont toutes merveilleuses, il a regretté le comportement de certains hommes infidèles qui préfèrent, malgré tout, le cocktail, la salade de fruits. (Mdr !)<br>Justement, le symbolisme est un cocktail, par rapport aux écrivains&nbsp; français qui les ont précédés dans le temps et dont j&#8217;avais énoncé les principes (les classiques, les romantiques, les réalistes et les naturalistes, les parnassiens).<br>Ainsi, en comparaison avec les premiers, les symbolistes partagent le souci du texte bien écrit, mais l&#8217;inspiration n&#8217;est pas forcément antique. Ces écrivains sont également sentimentaux comme les deuxièmes ; toutefois, leur projet d&#8217;écriture ne consiste à s&#8217;épancher. Les symbolistes sympathisent avec les troisièmes en s&#8217;inspirant certes du réel (beau ou laid) mais le choix du roman exclusif est contestable. Enfin, les écrivains acclament la pureté du style prônée par les quatrièmes ; en revanche, ce culte du beau ne doit pas être seulement perçu par rapport à l&#8217;objet ou à l&#8217;objectif de l&#8217;activité créatrice.</p>



<p>PRINCIPE 3 : DIFFÉRENCES DE CONCEPTION ENTRE SYMBOLISTES.<br>Voici une génération d&#8217;écrivains avec des différences de conception du texte littéraire. En d&#8217;autres termes, ils ambitionnent tous de passer par la représentation des objets pour aboutir à l&#8217;idée mais même si l&#8217;approche est assez identique, la conception du texte diffère quelque peu.<br>Ainsi, la poésie des uns est assez explicite. L&#8217;objet représenté de long en large, de sa structure de surface à sa structure profonde, aboutit à une signification exprimée par l&#8217;auteur généralement à la chute (à la fin du poème). C&#8217;est bien ce que nous remarquons dans &#8221;L&#8217;Albatros&#8221; de Baudelaire ou encore dans &#8221;Le dormeur du val&#8221; de Rimbaud. Dans le premier poème, l&#8217;auteur révèle que &#8221;le poète est semblable au prince des nuées&#8221; (l&#8217;oiseau) ; dans le second, l&#8217;artiste montre combien le sommeil et la mort sont apparentés, à l&#8217;instar de ce soldat qui a &#8221;deux trous rouges au côté droit&#8221;.<br>Néanmoins, la poésie des autres reste hermétique parce que, pour eux, pour qu&#8217;un signe conserve toute sa splendeur, il doit le demeurer. Il appartient donc au lecteur de faire un effort d&#8217;interprétation pour saisir tout le sens de l&#8217;objet représenté de façon implicite. C&#8217;est pour cette raison que Mallarmé disait : &#8221;toute chose sacrée qui veut demeurer sacrée s&#8217;enveloppe de mystères&#8221;.</p>



<p>LE MOT DE LA FIN.<br>Somme toute, le symbolisme est le courant littéraire qui a réussi à synthétiser tous les modèles de pensées et d&#8217;écriture des générations précédentes.<br>En revanche, il a fait l&#8217;objet de critiques car certains qualifiaient les écrivains qui s&#8217;adonnaient à&nbsp; cette forme de littérature comme des gens qui encouragent la jeunesse au vice (drogue, sexualité, fugue, déviances, alcoolisme dont les mérites sont souvent vantés). Pour preuve, interprétons le titre du recueil poétique de Baudelaire (Les Fleurs du Mal).<br>Pourtant, ces écrivains restent persuadés qu&#8217;ils promettent au monde une délivrance prométhéenne à la limite, en sortant l&#8217;humanité des ténèbres pour la mener vers la lumière. D&#8217;ailleurs, des écrivains du siècle suivant porteront encore ce flambeau : les surréalistes.</p>



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		<title>LE RÉALISME ET LE NATURALISME.</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 02:10:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Formule introductive : la révolution industrielle a connu son apogée au XIX ème siècle. Les découvertes scientifiques et techniques avaient vraiment secoué et préoccupé le monde européen dans tous les domaines d&#8217;activité (agriculture, transport, médecine&#8230;). Nonobstant, celles-ci avaient aussi l&#8217;air d&#8217;un couteau à double tranchant. En effet, autant elles ont sensiblement amélioré les conditions de&#8230;]]></description>
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<p>Formule introductive : la révolution industrielle a connu son apogée au XIX ème siècle. Les découvertes scientifiques et techniques avaient vraiment secoué et préoccupé le monde européen dans tous les domaines d&#8217;activité (agriculture, transport, médecine&#8230;). Nonobstant, celles-ci avaient aussi l&#8217;air d&#8217;un couteau à double tranchant. En effet, autant elles ont sensiblement amélioré les conditions de vie (le travail était devenu moins fatigant et la production intensifiée et accélérée, on se déplaçait plus vite et plus confortablement, on ne mourait plus de certaines maladies&#8230;), autant elles ont également donné naissance aux classes sociales dont les forces sont inégales : la  bourgeoisie (moins nombreuse et plus riche) et le prolétariat (plus populeuse et plus pauvre).<br>Divorçant avec la littérature romantique (égoïste avec son lyrisme et imaginative avec ses fictions), une nouvelle génération d&#8217;artistes préfère attacher plus de prix à la fidèle peinture du réel, à cette représentation de ce conflit de classes et de passions qui offre un sujet d&#8217;inspiration inépuisable et qui lui semble plus utilitaire. C&#8217;est ainsi que le réalisme est né, un mouvement artistique qui se prolongera dans le temps pour s&#8217;appeler naturalisme. Parmi les plus grands auteurs de ce courant littéraire, on doit citer Honoré de BALZAC, Henri BEYLE (Stendhal), Gustave FLAUBERT, les frères GONCOURT (Jules et Edmond), Guy de MAUPASSANT, Émile ZOLA&#8230;<br>Voici, très brièvement résumés, quatre principes fondamentaux du réalisme et du naturalisme.</p>



<p>PRINCIPE 1 : LA REPRÉSENTATION DU RÉEL.<br>Au tribunal, quand on attrait un témoin à la barre, avant tout, on lui fait jurer, la main sur le texte sacré, de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité (comme dans &#8221;rirou tribunal&#8221;<img alt="&#x1f602;" src="https://fonts.gstatic.com/s/e/notoemoji/14.0/1f602/32.png">). C&#8217;est à peu près cela aussi, le projet de départ de l&#8217;écrivain réaliste : la volonté de représenter le plus fidèlement possible la réalité, rien que la réalité, toute la réalité. Pour y parvenir, il puise son sujet, sa source d&#8217;inspiration, dans les faits divers, le vécu quotidien, les bas-fonds. Pour ce faire, il s&#8217;adonne à une patiente et obsédante documentation (en notant tout, en lisant tout, en interrogeant tout&#8230;). Ce n&#8217;est qu&#8217;après ce travail souterrain qu&#8217;il commence véritablement la rédaction de l&#8217;oeuvre qui sort de sa plume comme un enfant du ventre de sa mère ! Gustave Flaubert est passé maître dans la patience de mettre par écrit ses oeuvres d&#8217;art, surtout lorsqu&#8217;on lit ses fameuses Correspondances où il en parle.</p>



<p>PRINCIPE 2 : LA LITTÉRATURE DE L&#8217;HORREUR.<br>Beaucoup de contemporains du réalisme ne partageaient pas tellement cette nouvelle tendance de l&#8217;artiste qui n&#8217;éprouve aucun scrupule à restituer si crûment, si indifféremment, la réalité cruelle. En effet, ces écrivains affectionnaient particulièrement la représentation de scènes liées à la saleté, la sexualité, au manque de morale, à la violence&#8230; Ils étaient alors qualifiés de malpropres (comme chez les pauvres), d&#8217;obscènes (comme chez les arrivistes coureurs de jupons), d&#8217;immoraux (comme chez les chefs d&#8217;entreprise), de sadiques (comme chez les grévistes ou les hommes de tenue)&#8230; Mais nous en comprenons la raison : c&#8217;est parce que ces écrivains ne veulent point trahir leur projet de départ, en particulier la représentation de toute la réalité, adhérant par la même occasion à la conception du monde tel que l&#8217;entend la philosophie chinoise du yin et du yang ; ce bas-monde tient son équilibre d&#8217;une chose et de son contraire, à l&#8217;instar de la beauté qui cohabite avec la laideur, à cette &#8221;horreur&#8221;, synonyme du mal observé sous tous les angles, même sentimentaux. Il suffit de lire L&#8217;Assommoir de Émile Zola pour s&#8217;en convaincre.</p>



<p>PRINCIPE 3 : L&#8217;IMPERSONNALITÉ.<br>On dit d&#8217;un écrivain qu&#8217;il est impersonnel lorsqu&#8217;il se garde de toute apparition dans son texte (physique, avisée, visionnaire). Les réalistes et les naturalistes sont comme des photographes de leur époque, et un photographe n&#8217;est intéressé que par son objectif. Toutefois, ils sont très engagés même s&#8217;ils adoptent une posture d&#8217;objectivité, de neutralité absolue. Pour preuve, Émile ZOLA disait : « j&#8217;aurais voulu aplatir le monde, d&#8217;un coup de ma plume, en forgeant des fictions utiles ». Quand le romantique est engagé avec un &#8221;je&#8221;, le réalisme s&#8217;en défend et fait juste voir les injustices dont les bourgeois sont les responsables et les prolétaires les victimes. Cet engagement objectif se perçoit aussi dans cette citation des frères GONCOURT qui affirment : « l&#8217;écrivain doit être dans son livre comme la police dans une ville, partout et nulle part ». Gustave FLAUBERT ira beaucoup plus loin lorsqu&#8217;il ordonne : « l&#8217;artiste doit être dans son oeuvre comme Dieu dans la création ; présent partout et visible nulle part, qu&#8217;on le sente mais qu&#8217;on ne le voie pas ». J&#8217;ai exploité avec mes élèves un passage textuel de Germinal (1885) qui représente la scène de rencontre d&#8217;Étienne (personnage principal) et Bonnemort (doyen des ouvriers mineurs). En le subdivisant en trois mouvements (les présentations, le portrait du vieil homme et la carrière de celui-ci), on s&#8217;est rendu compte que le premier est effectué par les deux personnages ; le deuxième s&#8217;échafaude sous le regard médusé d&#8217;Étienne ; le troisième est parcouru, retracé par Bonnemort. Nulle part Émile Zola n&#8217;apparaît, grâce à l&#8217;usage exclusif de la focalisation interne.</p>



<p>PRINCIPE 4 : LE CHOIX DU ROMAN.<br>C&#8217;est devenu comme un pléonasme (une répétition inutile) quand on emploie l&#8217;expression &#8221;romancier réaliste&#8221; parce que l&#8217;écrasante majorité des réalistes et naturalistes fait usage des romans. Pourquoi le choix exclusif de ce genre littéraire au détriment des autres ? C&#8217;est parce que la poésie est trop réglementaire et ceux qui l&#8217;emploient l&#8217;utilisent généralement pour la description. C&#8217;est parce que le théâtre se consacre essentiellement à la représentation des scènes de dialogue. C&#8217;est plutôt le roman qui permet le mieux, et plus aisément, de restituer fidèlement le réel sous tous ses angles, selon les nécessités esthétiques, en harmonisant toutes ces formes textuelles conjuguées. En effet, là, l&#8217;écrivain est capable de produire des passages descriptifs, des séquences narratives, des scènes de dialogue, selon l&#8217;exigence stylistique qui s&#8217;impose dans l&#8217;oeuvre et surtout son lien avec le projet de départ : la réalité, rien que la réalité, toute la réalité. Pour preuve, toujours dans le même passage textuel de Germinal cité plus haut <img alt="&#x1f446;" src="https://fonts.gstatic.com/s/e/notoemoji/14.0/1f446/32.png">, les présentations se déroulent sous forme de DIALOGUE, le portrait n&#8217;est qu&#8217;une variante de la DESCRIPTION et la carrière est parcourue sous forme de NARRATION.</p>



<p>Le mot de la fin :<br>Jusqu&#8217;à la fin du siècle, le réalisme et le naturalisme n&#8217;étaient pas démodés. Mieux encore, au XX ème siècle, une nouvelle génération les propulse beaux plus en avant : les surréalistes . Que dire de ces deux noms de baptême ? Existe-t-il une différence entre eux ? À la place de différence, il faut préférer le terme &#8221;prolongation&#8221;. Si le réalisme était très enclin à la description du réel, le naturalisme le prolonge dans cette voie jusqu&#8217;à donner à cette littérature une portée, un procédé presque scientifique à la limite. Quoi qu&#8217;il en soit, la différence est bien maigre.</p>



<p></p>



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